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Dossier : La réforme des retraites

Retraites : les perturbations attendues pour la journée de mobilisation nationale ce vendredi

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Une septième journée de grève interprofessionnelle est prévue ce vendredi 24 janvier alors que la réforme des retraites est présentée en Conseil des ministres. Transports, écoles, ports, manifestations : France Bleu fait le point sur ce qui vous attend.

Action des opposants à la réforme des retraites le 22 janvier 2020, à Paris.
Action des opposants à la réforme des retraites le 22 janvier 2020, à Paris. © Maxppp - Sadak Souici / Le Pictorium

L'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC et organisations de jeunesse) opposée à la réforme des retraites appelle à une nouvelle journée de grève interprofessionnelle et de manifestations partout en France ce vendredi 24 janvier, alors que le projet de loi doit être présenté en Conseil des ministres. Dans un communiqué publié mercredi soir, l'intersyndicale a rappelé sa "détermination à faire retirer" la réforme. Une revendication partagée par plus de six Français sur dix (61%) selon un sondage Elabe pour BFMTV publié le même jour.

Manifestations à Paris et en régions

Comme lors des précédentes journées de mobilisation nationale, plusieurs manifestations sont organisées partout en France.

À Paris, la manifestation partira de la place de la République à 11 heures. Le cortège rejoindra la place du Châtelet en passant par le Boulevard Saint-Martin et le Boulevard Sébastopol.

Des manifestations sont aussi prévues à Lille, Bordeaux, Marseille, Rennes, Nantes, Strasbourg, Toulouse, Nice, au Havre, Niort ou encore à Lyon où la préfecture a interdit une partie de la Presqu'île aux manifestants.

Des retraites aux flambeaux ont déjà été organisées jeudi à Paris, Rennes, Châteauroux, Clermont-Ferrand, Amiens, Mont-de-Marsan, Reims, Tours, Tulle, Limoges, Niort, Albi ou encore en Savoie et Haute-Savoie.

Perturbations sur les rails et dans les airs

Dans les transports en commun RATP et SNCF, fers de lance de la contestation, les syndicats ont appelé à une journée noire. D'après les directions des deux groupes le trafic sera perturbé.

À la SNCF, le trafic TGV sera normal, hormis des perturbations dues aux intempéries en Occitanie, "entre Béziers et Narbonne", a indiqué à l'AFP un porte-parole du groupe ferroviaire. Le trafic des "Ouigo, Thalys et Eurostar sera normal", a-t-il ajouté.
La compagnie prévoit 7 Intercités sur 10.
Sur le réseau TER, "la situation sera variable selon les régions", a souligné le porte-parole. Le trafic "le plus faible" est attendu en Occitanie et dans les Hauts-de-France, avec la moitié des trains en circulation, devant les régions Nouvelle-Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d'Azur, où 6 TER sur 10 rouleront.
Concernant le réseau Transilien enfin, il y aura 6 trains (RER SNCF, trains de la banlieue parisienne) sur 10 en circulation "en moyenne".

Du côté de la RATP, le trafic des tramways sera "quasi normal", celui des RER "légèrement perturbé", comme celui des autobus et celui du métro sera lui "très perturbé", mais aucune ligne ne sera "totalement fermée", a indiqué la régie dans un communiqué.
Les trafic des lignes 1, 7bis, 14 et Orlyval sera "normal", "perturbé" sur la ligne 10 "avec 3 trains sur 4" et "très perturbé" sur les autres lignes, avec deux tiers ou la moitié des trains en circulation sur certaines.
Pour les RER A et B, exploités en commun par la SNCF et la RATP, le groupe ferroviaire annonce 3 RER A sur 4 en circulation "aux heures de pointe et 2 trains sur 3 le reste de la journée", avec "l'interconnexion maintenue à Nanterre Préfecture". La RATP annonce de son côté "4 trains sur 5 en heures de pointe, 3 trains sur 5 en heures creuses". Selon la SNCF, la moitié des RER B circuleront avec interconnexion conservée à la gare du Nord. Le groupe ferroviaire prévoit par ailleurs 2 RER C sur 3 en circulation, ainsi que 1 RER D sur 2 et 8 RER E sur 10.

Des perturbations sont également à prévoir dans les transports en commun en région, comme à Dijon, Châteauroux ou Nîmes.

Idem pour le trafic aérien a averti la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

40% d'enseignants en grève dans le premier degré

Le SNUipp-FSU, premier syndicat dans le primaire, estime que 40% des enseignants du premier degré seront en grève ce vendredi. "Cette mobilisation continue du premier degré témoigne de la détermination intacte des personnels et de leur rejet profond de cette réforme des retraites. Dans le même temps, les premières discussions sur les salaires ne répondent pas à l’exigence et à la nécessité d’une revalorisation" a indiqué le syndicat dans un communiqué. Le ministère a promis de débloquer 500 millions d'euros, dès 2021.

Les enseignants sont aussi appelés à poursuivre leurs actions symboliques. À Nancy les professeurs des écoles ont déjà érigé un mur de livres devant la porte d’entrée de l’inspection académique. À Nîmes ils ont jeté des manuels scolaires devant les grilles de la préfecture mercredi.

Les ports toujours bloqués 

Dans le secteur maritime, l'opération trois jours de "ports morts", débutée mercredi, se poursuit vendredi. Les dockers sont mobilisés à Marseille, Nantes-Saint-Nazaire, Le Havre et Lorient notamment.

Des coupures d'électricité ?

Des actions pourraient être menées dans des centrales nucléaires, à Montreuil notamment. Depuis le début du conflit le 5 décembre, la CGT Énergie a revendiqué plusieurs coupures d'électricité, comme en Loire-Atlantique, à Limoges, à la centrale de Grand'Maison en Isère et dans le Sud de l'Île-de-France.

Les centres d'incinération des déchets bloqués en Île-de-France

La CGT Energie a également voté la mise à l’arrêt des trois centres d’incinération des déchets d'Île-de-France, à partir de jeudi soir. Les sites d’Ivry-sur-Seine, Issy-les-Moulineaux et Saint-Ouen, qui réceptionnent les déchets de six millions de Parisiens et Franciliens, vont s’arrêter totalement "jusqu’au 27 janvier", a précisé Julien Lambert, délégué CGT Mines Energie à Ivry-sur-Seine et membre du bureau fédéral. "Quatre jours d’arrêt des fours, pas de traitement et pas de valorisation énergétique". Ces trois centres traitent 6.000 tonnes de déchets par jour issus des poubelles vertes (non recyclables).

Actions spectaculaires des avocats

Les avocats, eux, maintiennent la pression sur leur ministre Nicole Belloubet grâce à des actions spectaculaires, comme devant le tribunal de Bobigny où une cinquantaine d'entre eux ont fait un haka, célèbre danse rituelle des guerriers maoris pratiquée par l'équipe de rugby de Nouvelle-Zélande. 

À Rouen, les grévistes ont organisé un flashmob devant les locaux de France Bleu Normandie mercredi, une performance immortalisée en vidéo. Un clip a également été tourné à Nice et à Orléans, "un petit-déjeuner solidaire" sur les marches du palais de justice est prévu ce vendredi.

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