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Économie - Social
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Retraites : ce qu'il faut retenir de cette nouvelle journée de mobilisation contre la réforme

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Des centaines de milliers de personnes ont réclamé le retrait du projet de réforme des retraites lors d'une quatrième journée nationale de mobilisation ce jeudi.

Dans le cortège poitevin contre la réforme des retraites
Dans le cortège poitevin contre la réforme des retraites © Radio France - Isabelle Rivière

Au 36e jour de grève,, des centaines de milliers de personnes ont battu le pavé partout en France jeudi pour la quatrième journée de manifestations contre la réforme des retraites, après plus d'un mois de conflit entre syndicats et exécutif.s

Entre 500.000 et 1,7 million de manifestants

Hors Paris, 452.000 personnes ont manifesté ce jeudi dans plus de 90 villes. Les syndicats, eux, revendiquent plus de 1,4 million manifestants en région. 

Quasiment toutes les villes s'inscrivaient en deçà de la jauge de la première journée de manifestations, le 5 décembre. Les cortèges avaient alors rassemblé 806.000 personnes dans toute la France, Paris compris, selon le ministère de l'Intérieur.

A Paris, la CGT annonce 370.000 manifestants contre 56.000 selon le ministère de l'Intérieur. La manifestation est partie de la place de la République vers 14h pour rejoindre le quartier de la gare Saint-Lazare. Selon le comptage du cabinet Occurence réalisé pour un collectif de médias, 44 000 manifestants ont été recensés à Paris dans le cortège de la manifestation contre la réforme des retraites.

Lors de la précédente mobilisation, du 17 décembre, la manifestation parisienne qui faisait République-Nation a réuni 350.000 personnes selon la CGT et 76.000 selon le ministère de l’Intérieur.

En fin de journée, des tensions entre les forces de l'ordre et des manifestants ont émaillé jeudi la fin de la manifestation parisienne.

En région, les manifestations ont notamment lieu dans les villes suivantes : Toulouse, Nantes, Saint-Nazaire, Nancy, Epinal, Besançon, Grenoble, Chambéry et Annecy, Auxerre, Sens, Châteauroux, Perpignan, Nice, Toulouse, Caen, Cherbourg, Lille, Amiens, Abbeville, Reims, Tours, Guéret, Rennes, Vannes, Lorient, Belfort, Clermont-Ferrand, Laval, Saint-Étienne, Valence, Dijon, Béziers, Rouen, Le Havre, Mont-de-Marsan, Bourges, Angoulême, Nice, Ajaccio ou Nîmes.

A La Rochelle, plusieurs dizaines de pompiers, venus de tout l'ouest de la France, manifestent. 

Quelques tensions dans les cortèges 

Des tensions ont émaillé certains défilés, comme à Nantes où manifestants et forces de l'ordre ont échangé projectiles et gaz lacrymogènes. Les forces de l'ordre ont fait usage de leur canon à eau. A Rouen, un homme a été blessé par la police à coups de matraque lors de la manifestation. "Ils ont coupé le cortège et j'ai été pris dedans", a expliqué Philippe, qui manifestait avec ses collègues de l'hôpital du Rouvray.

A Lille, la police a utilisé des gaz lacrymogènes après avoir été la cible de projectiles de certains manifestants. Le black bloc a notamment tiré un feu d'artifice sur le cordon de CRS.

- - Visactu
- © Visactu - -

Des blessés et des incidents

A Paris, en fin de journée, des tensions entre les forces de l'ordre et des manifestants ont émaillé la fin de la manifestation. Un bilan provisoire fait état de 16 blessés parmi les forces de l'ordre et de 20 blessés parmi les manifestants.

Une dizaine de vitrines ont été brisées ou dégradées rue de la Pépinière, à Paris, entre la gare Saint-Lazare et la place Saint Augustin.

A Bourges, une policière blessée à Bourges en marge de la manifestation contre la réforme des retraites. Avec plusieurs collègues, elle a tenté d'intervenir pour mettre un terme à un conflit entre un automobiliste et une gilet jaune. Lors de l'intervention, les fonctionnaires ont été pris pour cible par un groupe d'une cinquantaine de manifestants qui auraient jeté des pétards en direction des policiers. L'un des projectiles aurait explosé au niveau du visage de la policière qui en est quitte pour sept jours d'ITT.

A Toulouse, plusieurs manifestants ont été interpellés en marge du rassemblement des gilets jaunes. Des échauffourées sont survenus à hauteur de Jean Jaurès, des gaz lacrymogènes ont été lancés dans la rue mais des usagers du métro ont été gênés par les fumées.

Des blocages au petit matin 

Dès ce jeudi matin, des actions de blocage ont eu lieu dans plusieurs régions : en Normandie, des manifestants ont installé des barrages sur les routes à Rouen, Dieppe et au Havre notamment. A Strasbourg, des manifestants ont bloqué les lignes de tram A et D dès 6h30 du matin. Le port de commerce de Brest est bloqué depuis tôt ce matin, et les agent sont été rejoints par les manifestants en début d'après-midi.

A Limoges, un dépôt de bus a été bloqué ce matin. En Île-de-France, les policiers, ont annoncé avoir débloqué une quinzaine de dépôts de bus ce jeudi matin. A Metz, les conducteurs du réseau le Met ont mis en place un barrage filtrant au dépôt des bus depuis 4h du matin. A Bayonne, le dépôt de bus a également été bloqué par une cinquantaine de manifestants.A Annecy, une quinzaine de professeurs d'un lycée ont mené une action devant leur établissement, dénonçant l'état de "mort cérébrale" de l'Éducation nationale. A La Roche-sur-Yon, des manifestants ont bloqué la cité administrative et se sont mobilisés devant le commissariat.

A Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, une trentaine d'avocats ont bloqué l'entrée du tribunal ce jeudi matin.

Des coupures de courant opérées par la CGT  

La CGT a opéré plusieurs coupures de courant. A Bordeaux, l'électricité a été coupée en milieu de matinée à la gare Saint-Jean. A Périgueux et ses alentours, des coupures de courant sauvages ont privé 34.000 foyers d'électricité pendant environ une demi-heure. Dans l'Hérault, la CGT a multiplié les coupures de courant à travers le département ce matin.

Les transports toujours très perturbés 

La SNCF a annoncé un trafic "très perturbé", avec 60% des TGV, 40% des TER et un tiers des Transilien en circulation. Un tiers des agents de la SNCF sont en grève ce jeudi, dont 66,6% des conducteurs de train, selon les chiffres publiés par la direction de la SNCF. 57,6% des contrôleurs et 37,4% des aiguilleurs étaient en grève.

A la RATP, le trafic reste "fortement perturbé", malgré quelques "améliorations" sur quatre lignes du métro parisien. Chez ces deux opérateurs, la grève, ininterrompue depuis 36 jours, s'avère la plus longue depuis la création de la SNCF en 1938.

Le trafic aérien perturbé

De son côté, la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) anticipe des "perturbations et des retards" possibles. Elle a demandé aux compagnies aériennes d'annuler un tiers des vols au départ et à l'arrivée de l'aéroport de Toulouse.

De nombreuses écoles fermées 

Selon le ministère de l'Éducation, le taux de grévistes est de 18,81% dans le primaire et de 16,49% dans le secondaire (collèges et lycées). Mais selon les syndicats, les chiffre sont beaucoup plus élevés, de 40% dans le primaire et 50% dans le secondaire. 

Benoit Teste, secrétaire général de la FSU, premier syndicat chez les enseignants, a annoncé sur franceinfo qu'une école sur six était "fermée complètement à Paris."

Le taux de grévistes à l'Éducation nationale. - Visactu
Le taux de grévistes à l'Éducation nationale. © Visactu - Visactu

Des raffineries et dépôts pétroliers bloquées 

A Brest, le port et le dépôt pétrolier sont bloqués depuis tôt ce jeudi matin. Seuls quelques camions remplis de carburant ont réussi à sortir du dépôt pétrolier.

Les raffineries ont voté la grève mardi jusqu'à la fin de la semaine. Selon la CGT, au Havre, plus aucune expédition de carburant ne se fait au dépôt pétrolier de la Compagnie industrielle maritime (CIM), et le mouvement est reparti mercredi à Fos-sur-Mer (Esso), ainsi que dans les cinq raffineries qui dépendent de Total.

Selon le gouvernement, l'approvisionnement des stations-service reste quasi-normal. La France compte sept raffineries implantées en France métropolitaine, plus l'agroraffinerie de Total à La Mède, dans les Bouches-du-Rhône.

Une intersyndicale ce jeudi soir pour décider de la suite du mouvement 

La suite du mouvement sera décidée lors d'une réunion jeudi soir, après la manifestation parisienne qui partira en début d'après-midi de place de la République, direction l'église Saint-Augustin, près de la gare Saint-Lazare.

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