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Économie - Social

RETRO 2017 en Franche Comté: la grève aux Opalines à Foucherans

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Par , , France Bleu Besançon

C'est un conflit social particulièrement long et qui a eu un retentissement dans toute la France: les 117 jours de grève des aides-soignantes de la maison de retraite les Opalines à Foucherans, dans le Jura. Pour de meilleures conditions de travail du personnel et de meilleures conditions d'accueil

Les grévistes de l'EHPAD des Opalines de Foucherans répondent à un des nombreux coups de klaxon de soutien.
Les grévistes de l'EHPAD des Opalines de Foucherans répondent à un des nombreux coups de klaxon de soutien. © Radio France - Lola Fourmy

Foucherans, France

Un combat qui commence le 3 avril, ce jour-là, elles sont une dizaine d'aides-soignantes à se mettre en grève. Elles réclament une augmentation de leur prime du dimanche travaillé et 4 embauches pour prendre correctement en charge les 77 pensionnaires de l'EHPAD. Les jours passent,  la grève s'enlise, la direction ne cède pas. Et dénonce même un chantage aux personnes âgées. Fin mai, faute de personnel, des résidents sont transférés dans d'autres établissements. 

Un mois plus tard, le 22 juin, après 12 semaines de grève, une rencontre se tient. Autour de la table, les grévistes, la direction des Opalines, le préfet, l'Agence régionale de santé et des élus. On propose alors aux grévistes : 2 embauches et une prime de 594 euros bruts. Mais les grévistes refusent: plus qu'une mobilisation contre le manque de personnel,  le mouvement  devient un véritable conflit pour la dignité, celle des aides-soignantes et celle des résidents. Les aides-soignantes dénoncent des cadences infernales, elles disent même devoir choisir certains jours entre laver les dents ou les cheveux des pensionnaires.

On ne les met pas au lit, on les jette"

Ce n'est qu'au 100ème jour de grève qu'arrive le tournant,  grâce à un article de Florence Aubenas en une du Monde du 18 juillet. En titre : "On ne les met pas au lit, on les jette".  Contre tout espoir, le conflit prend alors une véritable dimension nationale, il s'invite même à l'Assemblée Nationale. Le député de la France Insoumise, François Ruffin, interpelle la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Quelques jours plus tard, le 28 juillet, les aides-soignantes obtiennent finalement gain de cause.    3 semaines de congés payés supplémentaires "pour servir de sas de décompression",  2 postes d'aides-soignants, une prime nette de 450 euros... Des mesures obtenues après un interminable conflit... 117 jours, quasiment 4 mois donc. Comme promis, en septembre, l'établissement a mis en place un Observatoire du bien être. Il est sensé améliorer le management du personnel. 4 mois plus tard, Anne Sophie Pelletier, la porte parole des grévistes, en tire un bilan en demi teinte. 

La grève des Opalines, un bilan en demi-teinte

Un appel à une journée de grève nationale dans les EHPAD publics et privés est lançé pour le 30 janvier 2018..

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