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Dossier : RÉTRO 2017 - L'actualité de l'année dans l'Yonne

RÉTRO 2017 - Les GM&S bloquent le site de Renault Villeroy pendant quatre jours

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Par , France Bleu Auxerre
Villeroy, France

Le site logistique de Renault Villeroy (Yonne) a été bloqué à deux reprises durant l'année 2017. L'entreprise GM&S, sous-traitant automobile creusois, était en liquidation judiciaire. Ses salariés dénonçaient les baisses de commandes du constructeur automobile français.

Le 18 juillet 2017 au matin, une centaine de salariés de GM&S arrivent de Creuse en cars sur le site de Renault à Villeroy (Yonne)
Le 18 juillet 2017 au matin, une centaine de salariés de GM&S arrivent de Creuse en cars sur le site de Renault à Villeroy (Yonne) © Radio France - Renaud Candelier

Le site logistique de Renault à Villeroy (Yonne) aura été bloqué à deux reprises cette année par des dizaines de salariés venus de Creuse, inquiets pour l'avenir de leur usine, mise en liquidation judiciaire.

"On n'a pas l'intention de se laisser dépouiller"

Le 25 janvier, ils arrivent à l'aube pour bloquer le site icaunais de pièces détachées du groupe Renault. Les salariés de GM&S qui fabriquent des pièces pour le constructeur français dénoncent des baisses de commandes qui selon eux mettent en péril leur entreprise et ses 277 salariés. GM&S est alors le deuxième plus gros employeur privé de Creuse rappelle le délégué CGT Yann Augras : "on n'a pas l'intention de se laisser dépouiller. On est sur un bassin d'emploi, l'ancienne région Limousin, qui est très très pauvre. On va continuer à sa battre."

Les GM&S repartent l'après-midi même, pour mieux revenir sept mois plus tard. Le 18 juillet 2017 à Villeroy arrivent deux cars remplis d'ouvriers creusois, de tentes et de barbecue. Et ils ont l'intention de rester affirme alors ce salarié : "On n'est sûr de rien. On n'est même pas sûr de savoir ce qu'on va obtenir en restant là. Mais maintenant, vu qu'on n'a rien à perdre, si on arrive à obtenir quelque chose, on se sera battu pour l'avoir. Et on est déterminés, on a tout ce qu'il faut, on peut rester là pendant un moment. Déjà, ça va leur coûter de l'argent et surtout ça va faire mal à leur image de marque parce que c'est ce qui les impactent le plus."

"C'est surtout à l’État de soutenir l'industrie française"

Les salariés creusois essaient de sensibiliser les Sénonais à leur situation et trouvent souvent un écho favorable auprès des automobilistes comme Christophe, il habite à Villeroy : "on en a entendu parler aux informations. Il ne faut pas que Renault ou Peugeot aillent acheter des pièces en Chine ou dans des pays où c'est sous-traité et où c'est moins cher. Je pense que c'est surtout à l’État de soutenir l'industrie française."

Des Icaunais pour certains solidaires des grévistes raconte Bernard, 36 ans d'ancienneté chez GM&S : "La population nous a amené des pains au chocolat, tout à l'heure des gâteaux. Pour l'anecdote, il y a des petits jeunes d'une dizaine d'années qui sont venus à vélo. Ils ont fait trente kilomètres aller-retour pour nous amener des bonbons. Cela fait plaisir."

Mais conséquence de ce blocage, plus aucun camion n'entre ni ne sort du site de Villeroy.  Après quatre jours de blocage, la direction logistique de Renault le reconnait : "ça a entrainé une grosse désorganisation, la situation devenait préoccupante." De sources interne, le blocage aurait coûté plusieurs millions d'euros au groupe Renault. Deux mois plus tard, le 8 septembre, le couperet tombe. L'usine GM&S est reprise par le groupe GMD, 120 salariés sont gardés, 177 seront licenciés.

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