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Économie – Social
Dossier : Rétro 2018 : revivez l'actualité de l'année avec France Bleu Armorique

Rétro 2018 : les Bretons réagissent à l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes

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Par , France Bleu Armorique

Le 17 janvier 2018, le couperet tombe : le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes est abandonné. Du côté des élus bretons, certains saluent "une bonne décision", d'autres s'en prennent au gouvernement. Edouard Philippe lui promet de renforcer la desserte de la Bretagne.

La ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
La ZAD de Notre-Dame-des-Landes. © Maxppp - Marc OLLIVIER

Notre-Dame-des-Landes, France

Le Premier ministre annonce la nouvelle le 17 janvier 2018 : le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, entre Nantes et Rennes, est abandonné. Une décision qui met fin à 50 ans de négociations, d'opposition et de rapports divers et variés. Sur la désormais célèbre ZAD, agriculteurs, zadistes et habitants sautent de joie.

Du côté des élus bretons, les réactions sont diverses. Erwan Balanant, député (Modem) de Concarneau-Quimperlé, salue la méthode du président et de son premier ministre : "ils ont réussi à prendre une décision là où personne n'avait tranché depuis, allez, 30 ans. Et pour moi, ils ont pris la bonne décision. _Montrer les muscles dès ce soir aurait aussi été contre-productif_."

Marc Le Fur, député Les Républicains des Côtes-d'Armor, lui est en colère. "Les zadistes ont gagné, la démocratie a perdu. Le Droit a perdu. Je constate qu'une minorité l'emporte et cette volonté d'avenir qui s'exprimait dans cet aéroport, s'agace l'élu. Désormais, tout ceux qui portent un projet, même modeste, sauront qu'ils ne seront pas soutenus par l'état."

Alain Cadec, le président du département des Côtes-d'Armor, dénonce "une capitulation pitoyable". Selon lui, c'est "une gifle à la démocratie. Facile désormais de s’ériger en défenseur de l’état de droit en évacuant la ZAD !!".

La déception du monde économique en Bretagne

Du côté des entrepreneurs, la déception est tout aussi grande. Le projet d'aéroport devait permettre, selon eux, de relier l'Ouest aux grandes villes européennes. Beaucoup d'entre eux dénoncent un "déni de démocratie" ou encore "un véritable gâchis".

Pour Emmanuel Thaunier, le vice-président de la Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie de Bretagne, l'enclavement de la région va rester un handicap : "Nous voulons être attractifs, nous voulons que nos entreprises aillent conquérir le monde, vendre nos produits agroalimentaires dans le monde entier, pour cela _il faut des connections_".

Hugues Vanel, qui est à la tête du BTP de Bretagne, espère lui que "l'Etat va nous trouver d'autres infrastructures pour développer l'Ouest et que l'Ouest ne sera pas abandonné". Parmi les infrastructures prioritaires : une meilleure desserte ferroviaire entre Brest, Quimper, Rennes et Nantes.

Edouard Philippe promet de développer l'aéroport de Rennes

En réponse, le Premier ministre assure que la desserte de la Bretagne sera renforcée, par les airs et par les rails. Il garantit également que Brest, Nantes et Rennes disposeront "de liaisons faciles avec les autres métropoles européennes et de mettre en place des liaisons rapides avec les hubs longs courriers internationaux." 

Edouard Philippe précise : "Nous accompagnerons le développement de l'aéroport de Rennes-Saint-Jacques, en commençant par l'agrandissement de l'aérogare, pour mieux répartir le trafic aérien du grand ouest."

L'enjeu pour les Rennais ou les Nantais, et donc les habitants du Grand Ouest, c'est de rallier directement les grands aéroports parisiens"- Edouard Philippe

Pour ce faire, la région Bretagne demande à l'Etat de lui rétrocéder sept hectares de terrains attenants à l'aéroport de Rennes. Elle voudrait en effet agrandir la plus longue piste, tout comme l'aérogare et les parkings.

La Bretagne espère également récupérer les huit millions d'euros investis dans le projet à Notre-Dame-des-Landes, ainsi que des intérêts.

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