Économie – Social

Routiers : les syndicats se mobilisent à nouveau pour les salaires

Par Germain Arrigoni, France Bleu dimanche 15 mars 2015 à 15:58 Mis à jour le lundi 16 mars 2015 à 10:20

Des chauffeurs routiers en grève (photo d'illustration)
Des chauffeurs routiers en grève (photo d'illustration) © Maxppp

Les syndicats des transports routiers ont lancé dimanche soir une grève à durée indéterminée pour pousser le patronat à revenir à la table des négociations salariales, sans avoir toutefois l'ambition de "bloquer" le pays. Mais ce lundi matin plusieurs blocages sont en place.

Ils reprennent la route de la grève. Les syndicats des transports routiers appellent de nouveau à un mouvement pour se faire entendre pour reprendre le dialogue sur la hausse des salaires. Objectif : faire revenir le patronat à la table des négociations. 

Des blocages en Gironde et en Normandie

Ce lundi matin, plusieurs blocages ont déjà commencé : à Bassens (Gironde), le dépôt pétrolier est bloqué par les routiers. "On bloquera le dépôt jusqu'à ce que le patronat négocie ", a déclaré Olivier Morlon de la CFDT Transports sur France Bleu Gironde.

En Seine-et-Marne, un blocage est en place sur la N4 à hauteur de la sortie Chârtres, provoquant un bouchon jusqu'à Tournan-Brie. L'A84 est également bloquée près du périphérique de Caen , dans le sens Rennes-Caen. Un blocage est également prévu à partir de 14h sur l'autoroute A4 au péage de Schwindratzheim.

"Maintenant, la balle est dans le camp des patrons, s'ils veulent vraiment négocier" , lâche Thierry Cordier de la CFDT Transports - syndicat majoritaire -, désireux de reprendre les discussions le plus rapidement possible.

Dans la semaine, l'organisation patronale des PME (OTRE) s'est dite "ouverte à la poursuite des négociations avec les organisations syndicales sur la base de propositions raisonnables" , une main tendue à laquelle ne se sont pas jointes les autres fédérations patronales FNTR, TLF et Unostra. 

Revendications revues à la baisse

Les syndicats avaient auparavant révisé leurs prétentions à la baisse, renonçant au plafond minimum de 10 euros bruts de l'heure réclamé pour les plus bas coefficients du transport routier (actuellement à 9,43 euros). Les grilles salariales dans le transport routier de marchandises (près de 330.000 salariés fin 2013) sont bloquées depuis 2012. Depuis, la totalité des minima conventionnels est passée, à l'exception d'un seul, sous le salaire minimum. 

Dans leurs dernières propositions, la FNTR, TLF et Unostra se disaient prêtes à accorder une revalorisation portant les plus bas coefficients à 9,62 euros, soit un centime de plus que le Smic, et le plus haut à 9,89 euros. Les syndicats, qui jugent "insuffisantes" ces propositions, pourraient négocier un accord avec la seule OTRE, qui s'est montrée "mieux disante" selon eux lors des précédentes séances de négociations. 

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