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Économie – Social

Rupt-sur-Moselle : l'entreprise textile Valrupt-Industries placée en redressement judiciaire

mardi 13 mars 2018 à 0:42 Par Lucas Valdenaire, France Bleu Sud Lorraine

La société vosgienne Valrupt-Industries est en cessation de paiement. Le tribunal de commerce de Paris a décidé de la placer en redressement judiciaire ce jeudi 8 mars. L'entreprise spécialisée dans le textile a désormais six mois pour trouver un repreneur. Elle compte 130 salariés.

Le tribunal de commerce de Paris a rendu sa décision ce jeudi 8 mars (photo d'illustration)
Le tribunal de commerce de Paris a rendu sa décision ce jeudi 8 mars (photo d'illustration) © Maxppp - Jean-Luc Flémal BELPRESS

Rupt-sur-Moselle, France

C'est un coup dur pour l'économie du textile dans les Vosges. L'entreprise Valrupt-Industries, basée à Rupt-sur-Moselle, est en cessation de paiement. Le redressement judiciaire est effectif depuis ce jeudi 8 mars, suite à la décision du tribunal de commerce de Paris (la société vosgienne est une filiale du groupe Valmont basée à Paris). 

"Les marges qui dégringolent"

Valrupt-Industries domine actuellement le marché des protections de literie et du linge de lit uni. C'est un poids lourd du secteur dans les Vosges. L'entreprise compte aujourd'hui 130  salariés. 

Pour le directeur du site, Patrick Salagnac, la situation financière s'est dégradée à cause de ses principaux clients : les grandes centrales d'achats "comme Carrefour, Leclerc ou encore Intermarché."

Selon lui, ces géants de la grande distribution exercent une pression telle sur les prix (à la baisse), que les marges se sont réduites comme peau de chagrin. 

"Quand vous avez les marges qui dégringolent d'années en années, vous n'avez plus de résultats financiers importants pour payer, par exemple, les blanchisseurs. Nos blanchisseurs je devrais les payer à 45 jours, aujourd'hui je les paie à 120 ou 140 jours."

"Et le comble du comble, poursuit Patrick Salagnac, c'est que je suis rempli de commandes. Au mois de juin, on a reçu énormément de commandes. J'étais obligé d'engager beaucoup de personnes (30 ou 40) mais si vous n'avez pas les marges en conséquence, et bien, on s'écroule."

"Le silence et la déception"

La direction a rapidement partagé la mauvaise nouvelle aux salariés. Au moment de l'annonce, il y a eu "un silence total, pas un bruit, la déception," confie Patrick Salagnac. "Vous savez, c'est un peu notre bébé cette entreprise. Je me bats pour la fabrication française. On file, on tisse, on confectionne dans les Vosges. C'est un savoir-faire qu'il faut garder. Si vous voulez acheter un drap de lit imprimé, ce ne se fabrique plus en France, pareil pour l'éponge de toilette, par exemple. Qu'est-ce qu'il nous reste en France ? Il restait ça encore."

"Nous étions la dernière usine française complètement autonome dans ce domaine. Si l'usine ferme, c'est dramatique pour les Vosges, c'est dramatique pour la vallée."

Désormais, la société Valrupt-Industries a six mois pour trouver un repreneur.