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Économie – Social

Saint-Chamond : le groupe de vêtements pour enfants Zannier racheté par le Chinois Semir

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Le géant français de la mode pour enfant Zannier (rebaptisé Kidiliz en 2016) implanté à Saint-Chamond, s'apprête à être racheté par le groupe chinois Semir. Les deux groupes sont entrés en négociations exclusives ce jeudi 3 mai.

Le siège administratif du groupe Zannier, à Saint-Chamond, bientôt sous pavillon chinois
Le siège administratif du groupe Zannier, à Saint-Chamond, bientôt sous pavillon chinois - Capture d'écran Google Maps

Saint-Chamond, France

Le géant français de la mode enfantine Kidiliz (Z, Catimini, Absorba) et le groupe chinois Semir, qui représentent deux milliards d’euros de chiffre d’affaires combiné, sont en «négociations exclusives» pour former le numéro deux mondial du secteur, selon un communiqué commun publié ce jeudi.

Fondé en 1962 à Saint-Chamond, le groupe Zannier - rebaptisé Kidiliz en 2016 - dispose d’un portefeuille de 15 marques dont Catimini, Z, Absorba, Chipie ou encore Lili Gaufrette. Le siège administratif de l'entreprise est toujours dans la Loire. Elle se présente aujourd'hui comme le leader européen de la mode «premium» pour enfant

Selon le communiqué : «Au terme de la transaction, le groupe Semir rachètera l’intégralité de Kidiliz Group, avec le soutien de son management». 

Un futur numéro 2 mondial de la mode enfantine 

Le groupe Kidiliz compte 830 boutiques dans le monde dont 430 en France. Son chiffre d’affaires s’est élevé à 427 millions d’euros l’an dernier, dont plus de la moitié à l’international. Le groupe emploie près de 2.000 personnes en France.

De son côté, le chinois Zheijiang Semir Garment est leader de la mode enfantine dans son pays avec un chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’euros et 8 000 magasins. 

«Le rapprochement» des deux groupes «créera le numéro deux mondial dédié à la mode enfantine», souligne le communiqué.

«Semir nous apporte les moyens nécessaires pour consolider notre croissance en Europe et amplifier notre présence en Chine», a souligné Rémy Baume, président de Kidiliz Group, cité dans le communiqué.

Pour Sam Qiu, président du groupe Semir, «cette transaction représente une évolution stratégique et enthousiasmante pour le groupe, avec l’ambition très claire de bâtir un leader mondial de la mode enfantine en unissant nos deux sociétés».

Aucune inquiétude pour les salariés

Que les salariés se rassurent, d'après la direction de Kidiliz aucun plan social n'est envisagé. Devant le siège administrative du groupe à Saint-Chamond, personne n'est surpris. "On savait qu'il y allait avoir un rachat mais on ne savait pas quand. Je travaille ici depuis 16 ans, on a changé de direction, on a changé pas mal de choses. C'est une bonne nouvelle pour nous ce rachat pour savoir où l'on va aller" explique un salarié.  

Réaction d'un salarié du siège administratif à Saint-Chamond

Il faut dire que depuis plusieurs mois le groupe français cherche à se développer sur le marché asiatique. Déjà en janvier dernier, l'entreprise ligérienne s’était associée avec l'un des plus grand groupe chinois de vente en ligne.  Il avait également annoncé la création d'une centaine de boutiques sur le territoire chinois les cinq prochaines années.

Des clients sceptiques 

Du côté de couramiauds, la nouvelle est accueillie moins chaleureusement. Les fidèles clients du groupe Kidiliz craignent de voir disparaître leur enseigne située rue de la République. "J'aurais préféré que ça reste français. Encore du made in France qui disparaît. Ce sera peut-être plus Zannier, il n'y aura peut-être plus de boutique Z ici " déplore Daniel, 63 ans. Lui et sa femme Chantal ont connu les débuts de la petit entreprise artisanale en 1962. 

Daniel et Chantal ont connu la création de l'entreprise Zannier en 1962

Si officieusement le rachat du groupe est presque signé, les négociations exclusives se poursuivront jusqu'au début de l'été.