Économie – Social

A Saint-Denis, au rassemblement des salariés de SFR : "un tiers d'effectif en moins c'est impensable"

Par Rémi Brancato, France Bleu Paris Région mardi 6 septembre 2016 à 18:12

Rassemblement devant le siège de SFR à Saint-Denis (93)
Rassemblement devant le siège de SFR à Saint-Denis (93) © Radio France - Rémi Brancato

Une centaine de personnes s'est rassemblée devant le siège de SFR à Saint-Denis ce mardi à la mi-journée, à l'appel de la CGT et pour dénoncer le plan de départs volontaires qui prévoit 5000 suppressions de postes dans le groupe.

Dans le petit rassemblement, on trouve des militants CGT venus de toute la région, des élus communistes de la ville de Saint-Denis, et aussi quelques salariés du groupe SFR. La mobilisation est mince mais Vincent a tenu à se mettre en grève. Son magasin de Drancy est fermé ce mardi et il refuse les 5000 suppressions de poste. "Déjà actuellement on a du mal à joindre le service client (...) mais avec un tiers des clients en moins c'est impensable" assure celui qui fait "partie des anciens", avec 16 années dans l'entreprise.

"Aujourd’hui on a un nouvel actionnaire qui fait des choix assez violents" s'agace-t-il, visant Patrick Drahi, principal actionnaire d'Altice, la maison-mère de SFR, depuis le rachat il y a deux ans. Le plan de départ signé cet été par deux syndicats prévoit de supprimer 5000 des 15 000 postes du gruope, avec deux mois et demi de salaire par année d'ancienneté versés aux volontaires.

"Des licenciements déguisés"

"Si vous faites un sondage, il y a des gens qui sont d'accord pour prendre le chèque mais il y en a d'autres qui comme moi sont inquiets car ils sont dans une situation où reprendre tout à zéro après quinze ans d'expérience ce ne sont plus les mêmes règles du jeu" explique Philippe Terra, technicien depuis quinze ans et militant CGT.

Un petit rassemblement devant le siège de SFR à Saint-Denis. Rémi Brancato

Le patron de SFR a assuré ce matin qu'il n'y aurait aucun licenciement sec chez SFR d'ici 2019. "Peu importe que ce soit sur la base du volontariat, cela reste bien des licenciements pour motif économique" s'insurge Damien Bornerand, délégué syndical central de la CGT chez SFR. "Des licenciements déguisés" entend-on dans le rassemblement.

A LIRE AUSSI