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Économie - Social

Saint-Didier-en-Velay : 23 salariés d'Union Plastic ont refusé l'accord de performance collective

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Un accord de performance collective doit entrer en vigueur au 1er janvier 2020 chez Union Plastic, à Saint-Didier-en-Velay (Haute-Loire). 23 salariés qui ont refusé l'accord ont été licenciés, comme le prévoient les ordonnances Macron de septembre 2017.

Le site d'Union Plastic à Saint-Didier-en-Velay
Le site d'Union Plastic à Saint-Didier-en-Velay © Radio France - Tifany Antkowiak

Saint-Didier-en-Velay, France

Un salarié doit-il renoncer à certains avantages horaires ou salariaux pour que son entreprise reste compétitive ? C'est le dilemme qui s'est posé ces derniers mois pour les 186 salariés d'Union Plastic à Saint-Didier-en-Velay (Haute-Loire). 23 d'entre eux ont été licenciés en 2019 parce qu'ils ont refusé l'accord de performance collective qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2020.

Nécessité de réforme et abus selon la direction

Les 23 salariés en question partent avec des primes légales et de formation, comme le prévoit la loi de septembre 2017. Les accords de performance font partie des ordonnances Macron; ils permettent de revoir aussi bien le temps de travail que la rémunération dans les entreprises, sans que la direction n'ait besoin de justifier de difficultés économiques.

Chez Union Plastic, l'accord a été signé le 8 juillet 2019. Par nécessité de réforme, explique son PDG Xavier Omerin, mais aussi pour en finir avec certains abus selon lui. "Il y avait des horaires à la carte, des gens qui badgeaient pas; il y avait tout un tas de primes pas forcément injustifiées, mais elles étaient tout à fait incohérentes", détaille le PDG d'Union Plastic. "Je crois que respecter les salariés c'est avant tout de ne pas accepter que certains dérivent et aient des comportements qui sont abusifs ou inappropriés", ajoute Xavier Omerin.

"Ils ne sont plus dans l'humain, ils sont juste dans le chiffre" - une ex-salariée

Le respect, certains salariés estiment que la direction leur en a manqué. Comme cette quinquagénaire qui a tenu à rester anonyme pour s'exprimer. "Quand on est longtemps dans une entreprise on est censé être augmenté... là ça aurait été le contraire", commente cette désormais ex-salariée, qui avait plus de dix ans d'ancienneté chez Union Plastic. Elle a le sentiment que son expérience et son investissement n'ont pas été reconnus à leur juste valeur : "ils ne sont plus dans l'humain, ils sont juste dans le chiffre et veulent juste faire de l'argent"

Les changements induits par l'accord de performance collective lui auraient fait perdre, dit-elle, "trop d'avantages, alors que j'avais travaillé des années là-bas". Elle cite en vrac ce qui aurait changé pour elle si elle avait accepté l'accord: "six jours de RTT en moins, une demi-heure de pause payée vingt minutes, les heures supplémentaires payées 20% au lieu de 25%"

Elle n'est plus salariée d'Union Plastic depuis quelques jours et elle n'a aucune idée pour l'instant de ce qu'elle va faire désormais. "J'ai déjà eu déjà des rendez-vous avec Pôle emploi [les salariés licenciés ont bénéficié d'heures destinées à la recherche d'emploi pendant leur préavis, ndlr], mais le boulot, pour les femmes, ça court pas les rues", déplore la quinquagénaire. 

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