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Économie – Social

Saint-Étienne : 42 salariés de Praxair en grève depuis une semaine

lundi 26 mars 2018 à 22:45 Par Noémie Philippot, France Bleu Saint-Étienne Loire

Depuis une semaine, presque 90% des salariés de Praxair, l'entreprise de traitement et revêtement de métaux, sont en grève à Saint-Étienne. Ils veulent de meilleurs salaires et primes, et l'amélioration de leurs conditions de travail et dénoncent le mépris de la direction.

Les salariés sont prêts à tenir aussi longtemps qu'il le faudra pour voir leurs conditions de travail s'améliorer.
Les salariés sont prêts à tenir aussi longtemps qu'il le faudra pour voir leurs conditions de travail s'améliorer. © Radio France - Noémie Philippot

Saint-Étienne, France

Sur les 92 salariés du site Praxair Surface Technologies à Saint-Étienne, 42 sont en grève. Depuis le lundi 19 mars, ils se rassemblent devant les deux entrées de leur usine, derrière le Stade de Méons. En cause : le refus de leurs demandes sur l'augmentation des primes et des salaires, et l'amélioration de leurs conditions de travail lors des négociations annuelles obligatoires.  Depuis le début de leur grève, le dialogue avec la direction est encore plus difficile. 

Blocage complet du site

Ce lundi 26 mars, ils ont décidé d'aller un peu plus loin et de bloquer totalement l'accès au site, en laissant entrer les salariés non-grévistes uniquement à pieds. 

_"Ils ne veulent pas négocier_, déplore Gaëtan Di Maria, délégué CGT, employé depuis quinze ans chez Praxair. Ils ont fermé l'usine vendredi. Ils sont revenus ce matin, et on n'a toujours pas d'interlocuteur. Ils veulent nous donner des miettes et nous, les miettes, on n'en veut pas. " Gaëtan Di Maria croit en la motivation de ses collègues : _"C'est difficile mais on tient bon."Les grévistes comprennent d'autant moins le refus de la direction que, selon la CGT, les activités de l'entreprise (qui travaille pour Areva entre autre) sont "très rentables."_

Les salariés dénoncent le mépris de la direction

Pour Anthony Bouqeau, salarié ici depuis 18 ans et membre du Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de travail (CHSCT), il y a un désengagement total de la direction. D'après lui, le directeur du site est parti en vacances au début de la grève : "Pour moi, quand il y a une grève ou un mouvement social dans son entreprise, il doit être présent. _Le fait qu'il ne soit pas là, c'est qu'il nous méprise_. S'il nous méprise sur ça, il nous méprise sur plein de choses derrière."

Les grévistes se disent prêts à tenir le temps qu'il faudra. Ils dénoncent également l'opacité de la direction sur une fusion très probable de Praxair avec l'entreprise allemande Linde en juin prochain : les salariés craignent pour l'avenir de leurs emplois.