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Économie – Social

Saint-Étienne : des migrants se sont installés dans l'ancienne Poste de Solaure

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Depuis plus d'une semaine, l'ancienne Poste de Solaure à Saint-Étienne est occupée par plusieurs dizaines de migrants. Avec la piscine de la Talaudière (prêtée par la mairie) c'est donc le deuxième lieu d'hébergement de fortune sur le territoire de Saint-Étienne Métropole.

Plusieurs dizaines de personnes vivent dans cette poste depuis le 25 avril.
Plusieurs dizaines de personnes vivent dans cette poste depuis le 25 avril. © Radio France - Mathilde Montagnon

Saint-Étienne, France

C'est une véritable fourmilière. Dans l'ancienne Poste de Solaure, des personnes arrivent pour chercher, une chambre, un lit, un endroit ou s'installer,  d'autres discutent autours d'un café, assises sur un grand canapé posé devant les anciens guichets. Juste à coté, une feuille scotchée : "des gens dorment derrière cette porte, ne l'ouvre pas merci...."  

Ils sont plusieurs dizaines à vivre ici depuis plus de 10 jours. Combien exactement ? Difficile à dire, cela change tout le temps. Un squat organisé par de jeunes militants, très investis, mais fatigués. Cela fait plus d'un mois qu'ils gèrent une situation qui les dépasse. Cet afflux de migrants, cette errance entre la bourse du travail, la fac, la piscine de La Talaudière et maintenant Solaure.  

Mathilda fait partie du collectif qui aide ces migrants au quotidien. Elle a bien conscience qu'une Poste n'est pas un lieu idéal pour accueillir ces migrants, mais pour elle c'est toujours mieux que la rue.

L'aspect positif, c'est l'accueil des habitants du quartier qui viennent proposer leur aide. Jeudi dernier, une classe de l'école d'à côté est même venue leur rendre visite. Mais le collectif s'interroge sur l'attitude de la mairie de Saint-Étienne : aucune écoute, aucun dialogue selon eux. La mairie qui a d'ailleurs porté plainte pour occupation illégale de son bâtiment public. Un huissier est venu constater les faits jeudi dernier. Les migrants et leurs soutiens redoutent une nouvelle expulsion dans les prochains jours. 

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