Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Saint-Étienne : les aides à domicile manifestent une nouvelle fois pour plus de reconnaissance

-
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Depuis des mois, ils se disent "oubliés du Ségur". Des salariés de l'aide à domicile de la Loire ont manifesté jeudi matin à Saint-Étienne pour réclamer la prime Covid et une revalorisation de salaire, au même titre que les personnels des hôpitaux et des Ehpad.

Des aides à domicile de tout le département ont manifesté jeudi devant la préfecture et le Conseil départemental de la Loire.
Des aides à domicile de tout le département ont manifesté jeudi devant la préfecture et le Conseil départemental de la Loire. © Radio France - Tifany Antkowiak

Une centaine de salariés de l'aide à domicile était réunie jeudi matin à Saint-Étienne devant la préfecture de la Loire et le Conseil départemental pour réclamer, une nouvelle fois, une reconnaissance ce leur travail et notamment de leur rôle depuis le début de l'épidémie de coronavirus. Ces aides-soignants pour la plupart, se sentent injustement mis à l'écart par l'État, parce qu'ils n'ont pas bénéficié de la prime Covid et de la revalorisation de salaire accordée aux personnels des hôpitaux et des Ehpad dans le cadre du Ségur de la Santé, en juillet 2020.

"Sans nous, les hôpitaux seraient bien plus saturés encore"

Akima Chalabi est aide-soignante à domicile depuis 30 ans à Saint-Étienne, au sein de l'AIMV. Cette représentante CGT, âgée de 53 ans, parle toujours de son métier avec beaucoup d'affection. Elle se sent utile, et elle aime ce sentiment. Mais elle, et surtout ses collègues plus jeunes dit-elle, a besoin de se sentir reconnue pour ce qu'elle fait. "On n'a pas le soutien des hautes autorités, du Conseil départemental notamment; la prime Covid on n'a pas été concerné, si ce n'est pas la structure qui a fait un effort pour ses salariés mais sur sa trésorerie, mais au quotidien, le Département ne nous écoute pas et on voudrait juste avoir une oreille attentive", déplore-t-elle. 

Les revendications de la CGT sont claires : une revalorisation de salaire de 183 euros pour tous les salariés du médico-social (comme prévu dans par le Ségur de la santé) "parce que sans nous, les hôpitaux seraient bien plus saturés encore", ajoute Akima. 

Secteur en péril

La cinquantaine également, Christophe, aide-soignant dans un SSIAD (service de soins infirmiers à domicile) de l'ADMR à Saint-Symphorien-de-Lay, estime que son métier est "en sursis". Ce sont les mots qu'il a inscrits sur sa blouse pour ce jour de manifestation parce qu'il redoute une fuite des jeunes aides-soignants, à cause des salaires et du manque de reconnaissance. "On a le diplôme d'aide-soignant, le même qu'un aide-soignant qui travaille dans le public, et on n'a pas les mêmes primes; et si notre secteur a été muselé pendant des années, aujourd'hui on se fait entendre parce que c'est très difficile pour recruter, or, _il faut sauver le métier de l'aide à domicil_e, pour qu'on maintienne les personnes chez elles un maximum de temps, c'est notre but à nous", assure Christophe.

En début de carrière, les aides à domicile touchent à peine le SMIC. Lionel, 35 ans, aide-soignant à domicile depuis fin 2017 dans le Roannais, gagne par exemple autour de 1450 euros par mois. Un salaire "ridicule" à ses yeux, mais il reste motivé parce que l'aide à domicile est vraiment une vocation pour lui. Il a tenté de travailler en maison de retraite, mais il en est vite revenu, "parce qu'on n'a pas le temps de faire les soins correctement, j'ai été écoeuré", confie-t-il. Pour autant, même s'il aime son métier, il ne se voit pas forcément faire toute sa carrière dans le secteur. _"_Ça va être difficile", reconnaît-il. 

Le rassemblement était organisé notamment à l'appel de la CGT.
Le rassemblement était organisé notamment à l'appel de la CGT. © Radio France - Tifany Antkowiak
Choix de la station

À venir dansDanssecondess