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Économie – Social

Les communes de Saint-Hippolyte et Claira ne fusionneront pas

mercredi 4 novembre 2015 à 18:48 Par Cyrille Manière, France Bleu Roussillon

Saint-Hippolyte et Claira (Pyrénées-Orientales) voulaient se rapprocher et former une commune nouvelle. Il n'en sera rien, l'affaire était trop compliquée visiblement.

L'annonce dans le journal municipal
L'annonce dans le journal municipal

Saint-Hippolyte, France

Saint-Hippolyte ne quittera pas l'aglo Perpignan Méditerranée et intégrera de-facto la communauté urbaine en janvier 2016. Une déception pour le maire de la commune, Madeleine Garcia-Vidal,  qui espérait clairement fusionner avec Claira et rejoindre la communauté de communes Salanque-Méditerranée. 

Pour Saint-Hippolyte ça aurait permis une nette baisse des impôts locaux pour les habitants. L'avantage était clairement là et les Hippolytains ont du coup vite adhéré à ce projet. Pour Claira, cette fusion était aussi bénéfique en terme d'économie et de mutualisation des moyens.

"Nous aurions pu mettre en place tout un bassin de vie autour de l'étange de Salses" (Joseph Puig, maire de Claira)

Malheureusement pour les deux communes, le projet n'ira pas au bout. La création d'une commune nouvelle est soumise à accord de la préfecture. 

La préfète a émis quelques réserves. Josiane Chevalier ne s'oppose pas à cette création de commune nouvelle mais la condition aurait eu l'effet inverse désiré. Si la fusion avait été effective avait été le cas, c'est Claira qui aurait dû intégrer la communauté urbaine de Perpignan.

Pour le maire de Claira Joseph Puig, il n'a finalement pas manqué grand chose pour que le projet aille à son terme : "Pour moi c'est une histoire de calculs que nous n'avons pu faire qu'approximativement. Nous nous y sommes pris six à huit mois trop tard. En s'y prenant plus tôt, je suis persuadé que l’étang de Salse Leucate aurait pu devenir le centre de la communauté de communes et c'est tout un bassin de vie que nous aurions pu mettre en place avec l’étang au milieu et ses ressources. On aurait pu exister entre Narbonne et Perpignan. Pour moi le projet est pour le moment enterré mais peut-être ressortira-t-il un jour".

"La voix de Saint-Hippolyte a moins de poids dans la communauté urbaine que dans une communauté de communes." (Madeleine Garcia-Vidal, maire de Saint-Hippolyte)

Madeleine Garcia-Vidal

Le projet ressortira-t-il dans quelques années ? Ce projet de fusion a-til effrayé certains, de peur de voir d'autres communes désireuses quitter la communauté urbaine ? Pour madeleine Garcia-Vidal, c'est en tout cas une vraie déception :

"C'est vraiment dommage, le projet nous tenait à coeur. De plus en plus les gens s'y intéressaient. Je suis la seule représentante à la communauté urbaine pour Saint-Hippolyte et ma voix a donc moins de poids. On se sent forcément moins écouté qu'en communauté de communes où on aurait été cinq villages au maximum et on se connaît tous. Ca effraie un peu mais on travaillera quand même. En tout cas, cette étude de projet avec Claira va nous permettre de mutualiser quelques moyens et de travailler un peu plus ensemble dans les années à venir pour faire des économies".