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Saint-Malo : certains commerçants se rebellent pour rester ouverts pendant le reconfinement

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Par , France Bleu Armorique

Alors que les municipalités sont toujours plus nombreuses à prendre des arrêtés pour la réouverture des commerces de proximité, la colère continue de monter chez les commerçants pour une réouverture à l'échelle du pays. A Saint-Malo, on dénonce une concurrence déloyale des grandes surfaces.

Sylvie Scotti, gérante d'une boutique de décoration, est devenue boulangère pour continuer d'accueillir des clients.
Sylvie Scotti, gérante d'une boutique de décoration, est devenue boulangère pour continuer d'accueillir des clients. © Radio France - Maxime Glorieux

Certains maires, comme celui de Vern-sur-Seiche, ont pris des arrêtés pour la réouverture des commerces de proximité samedi 31 octobre. A Saint-Malo, certains commerçants se rebellent. Dans la boutique de décoration de Sylvie Scotti, le téléphone n'arrête pas de sonner. Des commerçants de toute la France lui témoignent leur soutien. La décoratrice s'est transformée en boulangère pour protester contre la fermeture des commerces dits "non essentiels".  

"Je suis bien consciente que je suis hors-la-loi"

"Nous avons des présentations de baguettes, c'est un petit clin d’œil pour ouvrir nos boutiques... nous avons 3 clients pour 1000 mètres carrés, il est clair que le risque n'est pas chez nous, mais ailleurs". Dans le viseur de Sylvie Scotti, les grandes surfaces qui restent ouvertes pendant le reconfinement. Elle demande une équité entre les différentes formes de commerce. "Je suis bien consciente que je suis hors-la-loi mais je n’obéirai pas à une loi qui n'est pas juste !"  

Martine Denes a mis en place le "click & collect" mais laisse également ses clients choisir des articles pour de la vente sur place.
Martine Denes a mis en place le "click & collect" mais laisse également ses clients choisir des articles pour de la vente sur place. © Radio France - Maxime Glorieux

Dans le quartier de Saint-Servan, Martine Denes salue la démarche. Son magasin de vêtements reste ouvert pour de la vente à emporter... tout en faisant entrer les clients pour choisir. "Si on peut limiter la casse, qu'on nous laisse au moins faire ça ! Ce matin, j'ai eu une dame qui a repéré un article dans la vitrine, je suis allée le chercher, c'est un click & collect comme les autres !" 

"ça va se terminer mal... si on se met tous à ouvrir, là, qu'est-ce qu'ils vont faire?"

Pour les retraits de commande, les clients doivent normalement rester en dehors de la boutique. "C'est un peu amélioré. Je suis Martine la rebelle !" La tension monte chez les commerçants. "C'est plus que de la tension, ça va se terminer très mal... si on se met tous à ouvrir, là, qu'est-ce qu'ils vont faire?" Un autre commerçant de Saint-Malo, lui, a rempli sa vitrine de logos de grandes enseignes après la fermeture de sa petite boutique.

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