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Économie – Social

Manche : un pharmacien est prêt à vendre son officine pour 1 euro

En désespoir de cause, Claude Le Poultier est prêt à laisser sa pharmacie pour un euro symbolique s'il ne trouve pas de repreneur dans les mois qui viennent. Située à Saint-Martin-de-Landelles, dans le sud-Manche, l'officine ne manque pourtant pas de patients.

Le pharmacien Claude Le Poultier est prêt à céder son officine pour un euro symbolique s'il ne trouve pas d'acquéreur.
Le pharmacien Claude Le Poultier est prêt à céder son officine pour un euro symbolique s'il ne trouve pas d'acquéreur. - Google Street View (illustration)

Saint-Martin-de-Landelles, France

"C'est quand même terrible d'être obligé d'en arriver là". Claude Le Poultier est écœuré. Voilà cinq ans qu'il cherche à vendre sa pharmacie, située à Saint-Martin-de-Landelles, dans le sud du département. À 71 ans, le pharmacien aimerait enfin prendre sa retraite mais il ne veut pas abandonner ses patients sans solution. 

Quand il a mis l'officine sur le marché, les investisseurs s'inquiétaient de l'âge du médecin de l'époque, bientôt à la retraite. Mais depuis, un nouveau docteur s'est installé en ville. Mieux, il travaille dans une maison médicale avec d'autres professionnels de santé. Il y a donc de quoi faire pour la pharmacie

Dernier recours

Pourtant depuis cinq ans, aucune offre de reprise ne s'est concrétisée. Claude Le Poultier a mis son annonce en ligne, sur une plateforme dédiée, mais là non plus, pas de contact. Avec le temps, le prix a baissé : quelques 60.000 euros aujourd'hui, soit pas grand chose pour un commerce. Aujourd'hui le pharmacien annonce donc ce dernier recours : brader la pharmacie pour un euro symbolique si personne ne se propose. 

Comment expliquer ces difficultés ? Claude Le Poultier a quelques éléments de réponse : "C'est un faible chiffre d'affaires, reconnaît-il. C'est une petite affaire, en campagne... C'est un petit peu éloigné, bien qu'on soit à trois quarts d'heure de Rennes, assez proches de l'A84." 

On connaît tout le monde

Une petite affaire mais beaucoup de travail : cinquante heures par semaine au moins. Le pharmacien peut compter sur l'aide d'une préparatrice, mais il y a chez la nouvelle génération, "une certaine réticence à s'installer seul" selon Claude Le Poultier.

"Il faut trouver des jeunes qui aient suffisamment l'envie de pratiquer ce que moi j'appelle le cœur de métier", affirme-t-il. "On est très proche des gens, on connaît tout le monde, et ça, c'est quand même très important". C'est pour sa patientèle que le pharmacien est resté, malgré la fatigue accumulée en 42 ans d'activité.

Lancer l'alerte

Son cas de figure pourrait se multiplier dans les années à venir. S'il veut faire parler de sa pharmacie, "c'est aussi pour mettre l'accent sur un problème qui à mon avis va s'étendre, s'inquiète-t-il, rien que dans mon environnement immédiat, je connais au moins quatre ou cinq collègues qui vont avoir énormément de mal à trouver un acquéreur."

Bonne nouvelle, depuis que son histoire s'est médiatisée, Claude Le Poultier a reçu de nombreux contacts : "Tout d'un coup ça se réveille !". Le pharmacien se réjouit mais reste mesuré. Il regrette tout de même qu'il faille "faire le buzz" pour maintenir un service de proximité dans une commune rurale. 

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