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Saint-Nazaire : une fin d'année 2020 importante pour les chantiers navals

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

C'est ce jeudi 31 décembre 2020 au plus tard que la Commission européenne doit rendre les conclusions de son enquête. Le rachat des chantiers navals de Saint-Nazaire pose en effet de nombreuses questions en termes de concurrence.

Le chantier naval vu de la mer.
Le chantier naval vu de la mer. © Radio France - Mikaël Roparz

C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre lors de la dernière semaine de 2020 dans le feuilleton du rachat des chantiers navals à Saint-Nazaire. La Commission européenne doit rendre les conclusions de son enquête d’ici jeudi 31 décembre, date à laquelle le projet d’accord avec le groupe italien Fincantieri expirera. Pour l’instant l’actionnaire majoritaire des Chantiers de l’Atlantique est l’Etat français à 84,3%.

Des questions de concurrence

Dans cette affaire, la Commission européenne est tiraillée par deux problèmes de concurrence. Elle a tout d'abord ouvert une enquête pour un risque de concentration. En effet, dans l'hypothèse où le groupe italien Fincantieri devient l'actionnaire majoritaire des Chantiers de l’Atlantique,  il possède un quasi-monopole européen dans la construction des paquebots, ce qui est interdit. 

Mais la concurrence est aussi à l’extérieur de l’Union européenne. Pour les défenseurs du projet, rassembler les chantiers sous l’égide d’un seul et même grand groupe permettrait d’affronter la concurrence venue notamment d’Asie. Ce point-là pèse aussi très lourd dans la balance de la Commission européenne. 

Un dossier encore plus compliqué en pleine pandémie

Mais la crise du coronavirus vient encore compliquer les choses. Depuis le début de la pandémie, les croisières sont à l'arrêt et si les contrats de constructions passés ont été maintenus, le carnet de commande ne se remplit plus pour ce qui est de la construction des bateaux. 

L’incertitude économique conduit donc le groupe Fincantieri à exclure une solution : se séparer d’un de ses chantiers pour faire émerger un concurrent et ainsi régler la question du monopole. Le président du groupe a donc confié à l’agence Reuters n’avoir aucune solution à proposer à Bruxelles. 

Un nouveau partenaire industriel français?

Les opposants au projet de rachat par le groupe italien demandent donc que les chantiers navals soient repris par un partenaire industriel français. Le maire de Saint-Nazaire affirme avoir une piste de repreneur français. "J'ai rencontré un acheteur, un homme, une femme, quelle que soit son identité, il ou elle souhaite racheter les chantiers. Ce qu'il nous faut c'est un amoureux du site, et un amoureux de la France. Nous l'avons trouvé", déclare David Samzun sans plus de précisions.

"Aujourd'hui ce n'est plus du fantasme, c'est une réalité : Fincantieri construit avec les Chinois des paquebots pour d'autres clients que ceux que nous connaissons ici. C'est donc un transfert de savoir-faire. Ne vendons pas notre fleuron industriel", conclut-il. 

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