Économie – Social

Saint-Rémy-de-Maurienne : le tribunal de commerce prononce la liquidation de Spirel

Par Christophe Tourné, France Bleu Pays de Savoie mardi 22 juillet 2014 à 10:29

L'usine Spirel à Saint-Rémy-en-Maurienne.
L'usine Spirel à Saint-Rémy-en-Maurienne. © Google Maps

Le couperet est tombé, sans vraiment de surprise, l'ancienne filiale de Somfy cessera définitivement son activité le 31 juillet à Saint-Rémy-de-Maurienne (Savoie). Le tribunal de commerce de Chambéry a prononcé la liquidation de l'entreprise. 101 salariés se retrouvent sans emploi.

Le chômage pour les 101 salariés dès la fin du mois

Le rideau va définitement se baisser pour l'entreprise Spirel à Saint-Rémy-de-Maurienne (Savoie) le 31 juillet prochain. Les 101 salariés, dont 94 femmes, ont appris lundi après-midi le placement en liquidation judiciaire de leur usine. L'ancienne filiale de Somfy, spécialisée dans les moteurs pour volets électriques, avait atteint la durée maximale de période en redressement judiciaire. C'est la fin d'une période pour ces salariés qui avaient connu une restructuration il y a quatre ans lorsque le groupe Somfy s'est désengagé du site et l'a vendu pour un euro symbolique. Cette fois-ci, pas de seconde chance, la décision est donc synonyme de chômage pour tous les employés.

La fin de Spirel, le reportage de Benjamin Glaise

"Ils veulent produire en Tunisie ou les pays de l'Est"

Présent à Chambéry parmi les salariés, Christian Rochette, le maire de Saint-Rémy-de-Maurienne, accuse Somfy d'avoir sacrifié Spirel sur l'autel des délocalisations : l'entreprise de volets électriques réaliserait des bénéfices et se serait désengagée de Spirel pour produire ailleurs. Il dénonce aussi le peu d'intérêt du gouvernement dans le sauvetage de l'entreprise. Selon Christian Rochette, 30 communes sont touchées par cette liquidation judiciaire. Les prochains mois s'annoncent difficiles pour les salariés qui devront en plus se rendre au Pôle Emploi de Chambéry. Une aberration que dénonce le maire.

La fermeture de Spirel écoeure le maire de Saint Rémy de Maurienne, Christian Rochette

Christian Rochette et la mairie de Saint-Rémy-de-Maurienne étudient l'idée de racheter les locaux de l'entreprise. Ils pourraient les louer à un euro symbolique à un éventuel entrepreneur.

Christian Rochette dénonce l'attitude de Pôle Emploi vis à vis des salariés de Spirel

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