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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

Saison blanche en station : 90% de pertes pour la start-up haut-savoyarde Ski Mojo

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Par , France Bleu Pays de Savoie

La start-up Ski Mojo, basée à La Clusaz, vend des harnais à ressort pour skier sans forcer sur ses jambes. Après une forte croissance ces dernières années, l'entreprise voit son chiffre d'affaires s'effondrer cette saison.

Le Ski-Mojo peut se mettre sur ou sous le pantalon
Le Ski-Mojo peut se mettre sur ou sous le pantalon © Radio France - Romain Dézèque

La fermeture des remontées mécaniques aura des conséquences sur plusieurs saisons d'hiver pour les fournisseurs de la montagne. Le "ski-mojo", technologie importée de Londres et produite par la start-up du même nom à La Clusaz, se développe énormément ces dernières années. Mais cette "saisons blanche" fait s'écrouler de 90% le chiffre d'affaires de l'entreprise. Entretien avec Gabriel Castelain, dirigeant de la start-up haut-savoyarde Ski-Mojo.

France Bleu Pays de Savoie : D'abord, dites-nous, le "ski-mojo", c'est quoi ?

Le "ski-mojo" est un exosquelette pour la pratique du ski. C'est un équipement qui se met en deux minutes sur les jambes, et qui va permettre à la fois de retarder la fatigue musculaire mais également d'évacuer les douleurs articulaires pour ceux qui en ont. C'est un harnais et deux tiges articulées que l'on met sur chaque jambe et qui va alléger le poids des jambes d'un tiers. 

Donc votre activité est liée exclusivement à la pratique du ski de piste. Comment se passe pour vous cette saison qui s'annonce "blanche" ? 

On est énormément impactés. Cette année nos ventes baissent de plus de 90% par rapport à l'an dernier. Alors que dans les cinq dernières années, on avait une croissance annuelle moyenne de 50 à 70%. Et cette année, c'est un peu la catastrophe. On avait prévu une bonne année, et là on a l'herbe coupée sous le pied. C'est presque encore pire car on avait prévu de la croissance, et on a de la décroissance, donc l'impact est quasiment doublé pour nous. On est impactés par le fait qu'on ne puisse pas vendre, mais aussi par le fait qu'on soit obligés de stocker des quantités importantes, ce qui augmente nos coûts fixes. 

Les 10% de chiffre d'affaires que vous arrivez malgré tout à faire, vous les faites où ?

On a réorienté toutes nos actions de développement sur la Suisse et sur l'Autriche, dès les mois d'octobre et novembre. C'est une opportunité, c'est bien. C'est vrai que c'est quelque chose qu'on aurait pas forcément fait. Si les stations de ski françaises avaient été ouvertes, on serait sûrement restés sur la France. Le fait que la France soit fermée nous a obligé à sortir de notre zone de confort et à aller se développer en Suisse. Eux-mêmes sont impactés puisque les stations suisses et autrichiennes sont certes ouvertes, mais sujettes à des restrictions importantes. 

Et maintenant, comment vous organisez-vous ? Comment envisagez-vous l'avenir ?

On a du mal à l’envisager justement. J'espère qu'on va nous proposer un vrai plan de relance de la montagne, car nous sommes vraiment impactés sur douze mois, voire plus. 

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