Économie – Social

Salles de sport du Grand Nancy : les petits clubs vont-il devoir mettre la main à la poche ?

Par Magali Fichter, France Bleu Sud Lorraine lundi 19 décembre 2016 à 15:25

Les petits clubs vont-ils devoir payer la location des gymnases dans l'agglomération de Nancy ? (photo d'illustration)
Les petits clubs vont-ils devoir payer la location des gymnases dans l'agglomération de Nancy ? (photo d'illustration) © Maxppp -

Les élus de la Métropole du Grand Nancy réfléchissent à faire payer la location des équipements sportifs aux clubs et aux associations. Cette mesure, qui permettrait de faire rentrer de l'argent dans les caisses de la collectivité, inquiète certains petits clubs aux finances serrées.

La décision n'est pas actée, mais elle est envisagée par le conseil métropolitain, et elle inquiète les petits clubs sportifs. Aujourd'hui, 75 associations profitent des salles de sport et autres gymnases du Grand Nancy sans payer de location. Mais à l'avenir, la métropole pourrait récupérer de l'argent dans les clubs en tarifant ces utilisations des équipements de la collectivité. Il s'agit bien de l'agglomération, et non pas des salles gérées par la ville de Nancy.

Cela serait vraiment la mort d'un club - Fabrice Poirier, vice-président du club de Badminton de Laxou

Le problème, c'est que certains de ces petits clubs n'auraient tout simplement pas les moyens de payer - c'est en tout cas ce qu'ils expliquent. A Laxou, par exemple, le club de badminton compte une centaine d'adhérents, qui payent chaque année une cotisation de 125 euros. Pour le vice-président du club, Fabrice Poirier, payer la location du gymnase mettrait l'association en danger. "Cela serait vraiment la mort d'un club, soupire-t-il. On a beaucoup de jeunes avec un bon niveau, on sait très bien que l'avenir des clubs, ce sont les jeunes : ce serait vraiment leur couper l'herbe sous le pied." Et faire payer plus cher la cotisation ? "Ce serait difficile de faire passer la pilule. En plus, c'est un sport où il y a beaucoup de bénévoles, cela serait vraiment démotivant pour eux."

Fabrice Poirier, vice-président du club de badminton de Laxou, au micro de Laurent Watrin

Les élus ont conscience des difficultés des petits clubs

Mais cette facturation n'est pour l'instant qu'une hypothèse. C'est ce que rappelle le vice-président de la métropole chargé des équipements sportifs, Eric Pensalfini : "Pour l'instant, rien n'est venu sur la table en discussion. Les associations ne sont pas riches, il n'est pas question de les impacter plus qu'elles ne le sont". Un facteur dont ont conscience tous les élus, à gauche comme à droite. Mais tous les clubs ne sont pas logés à la même enseigne : Certaines associations louent des salles à des propriétaires privés, et bien souvent, cela correspond à des cotisations plus élevées pour les adhérents.