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Économie – Social

Salon du Bourget : 22.000 offres d'emploi, l'aéronautique peine à recruter

L'aéronautique, cela devient connu, fait face à un curieux paradoxe : ses besoins en main d'oeuvre sont exponentiels, mais il n'y a pas assez de candidats pour saisir ces opportunités. Et cela est vrai dans tous les corps de métiers.

Sur le Salon du Bourget cette année en tout, 22.000 offres d'emploi.
Sur le Salon du Bourget cette année en tout, 22.000 offres d'emploi. © Radio France - Bénédicte Dupont

Haute-Garonne, France

Le 53e Salon du Bourget a ouvert ses portes lundi, et accueillera le grand public à partir de vendredi. Parmi les exposants, 250 d'Occitanie et presque autant dans une démarche de recrutement. Le secteur cherche mais ne trouve pas toujours. 15.000 recrutements encore en 2019, comme l’an dernier, année record.

Face à la demande, de nouvelles formations voient le jour

Et la tâche n'est pas simple quand il n'existe pas ou peu de formation. Chez Satys, à Blagnac et Cornebarrieu (Haute-Garonne), la direction est contrainte de former en interne pour trouver des spécialistes de la peinture aéronautique et de l'étanchéité. "On prend des gens en reconversion ou alors des gens qui ont fait des études en carrosserie. On arrive à trouver mais ça n'est pas simple quand on a de fortes commandes, d'autant qu'Airbus aussi cherchent ces profils", explique Marie-Antoinette Ay, responsable des ressources humaines. Satys a demandé au Ministère de l'Education de créer une mention complémentaire au bac pro aéronautique en peinture aéronautique dès l'an prochain.

Les filières en tension mais statiques en terme d'effectifs

Moins que des techniciens ou des mécaniciens, il est compliqué aussi de trouver des pilotes de ligne, et dans une moindre mesure des ingénieurs. Pourquoi dès lors ne pas augmenter le nombre d’élèves dans les promos? La réponse de Jean-Noël Laval, responsable des relations entre l'Enac (l'école de l'aviation civile, basée à Toulouse), et les entreprises : "Pour les ingénieurs, il y a une espèce de quota. En France, on ne peut pas unilatéralement décider de doubler les effectifs dans les classes d'ingénieurs. Pour les pilotes, nous en avons déjà fait l'expérience. Il y a un temps long entre le moment du recrutement à l'école, de la formation et de l'embauche dans une compagnie. L'état du marché évolue trop vite".

L'alternance plébiscitée par les recruteurs, délaissée par les jeunes

Une autre formation a la cote dans les entreprises, l’alternance : 4.000 recrutements cette année en France dans le secteur aéronautique. L'association pour la formation des métiers de l’aérien, l’Afmaé essaie de promouvoir le CFA.

Le bac pro est une porte ouverte sur l'aéro, comme une prépa. On a même des bac pro accessibles en un an pour les titulaires de bac S. Mais les préjugés ont la vie dure. Et les parents préfèrent voir leurs enfants en école de commerce qu'en apprentissage dans une filière technique.  - Christine Pelliet, Afmaé

Un signe qui ne trompe pas sur l'état du marché du travail dans l'aérospatial : au Salon du Bourget cette année, 22.000 offres d’emploi revendiquées au total. Il y en avait 9.000 il y a deux ans. Sous son propre chapiteau, l'Avion des Métiers est un espace de rencontre pour échanger avec les entreprises qui recrutent et les établissements d’enseignement qui proposent de rejoindre leurs prochaines promos (formations allant du CAP au diplôme d’ingénieur).