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SAM Decazeville : le repreneur potentiel jette l’éponge, les salariés bloquent les marchandises

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Par , France Bleu Occitanie

L’avenir de la fonderie Sam à Decazeville (Aveyron) se complique encore un peu. L’entreprise espagnole CIE, qui avait déposé une offre de reprise, a retiré sa proposition.

La SAM emploie 365 personnes à Viviez près de Decazeville, Aveyron.
La SAM emploie 365 personnes à Viviez près de Decazeville, Aveyron. © Radio France - Sandrine Morin

Décidément, rien n'est simple pour les salariés de la fonderie SAM à Viviez près de Decazeville (Aveyron). L'entreprise a été placée en redressement judiciaire. Une entreprise espagnole, CIE, a fait une offre de reprise il y a quelques jours avant de finalement la retirer. Visiblement, le repreneur potentiel ne voulait pas négocier du tout, ni sur le chiffre d’affaires, ni sur le nombre de salariés repris. 

Le groupe espagnol, qui avait fixé la date du 8 avril pour proroger ou non son offre, a fait savoir aux représentants du personnel, que compte tenu "que toutes les parties prenantes ont manqué de volonté", il n’était plus intéressé par la reprise. CIE a toutefois dit qu’on pouvait revenir le voir sur la base de 150 salariés repris. La SAM qui fabrique exclusivement des pièces pour Renault compte actuellement 360 employés et les salariés estiment que l'entreprise n'est viable qu'avec 250 emplois. 

Les salariés de la SAM sont très inquiets de ce retrait, mais pas si surpris que cela. Ils ont déjà été rachetés par des entreprises ces dernières années et ils estiment que le dossier de l’espagnol n’est absolument pas abouti. Il ne comporte ni business plan et ni donnée factuelle nécessaire à une reprise devant un tribunal de commerce. Un peu comme si l’Espagnol ne croyait pas vraiment à cette usine aveyronnaise. 

Trouver un plan B 

Depuis ce retrait, les salariés ont décidé d'agir, explique Sébastien Lallier secrétaire CGT du CSE et représentant des salariés au niveau du tribunal de commerce. "Nous avons décidé en Assemblée Générale, à l'unanimité comme toujours, qu'un courrier soit envoyé à l'État, aux administrateurs et à Renault pour leur demander de rechercher maintenant ce qu'on appelle un plan B, donc un autre industriel, pour monter à un projet beaucoup plus constructif et qui permettra de pérenniser notre société." 

Mettre la pression sur Renault 

L'idée des salariés, c'est aussi de dire à Renault qu'il a des responsabilités face à la SAM, poursuit Sébastien Lalllier. "La deuxième décision a été de mettre la pression sur Renault. Donc, les salariés ont choisi de continuer de travailler, mais de bloquer les livraisons. Donc effectivement, on bloque les livraisons, mais on est constructif parce que demain, si les choses avancent rapidement les livraisons sur les sites de Renault peuvent se faire dans les 24 heures." 

Une nouvelle Assemblée Générale des salariés doit se tenir ce mercredi midi. Un mouvement plus dur pourrait être voté.

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