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Économie - Social

La SAM placée en redressement en Aveyron, les salariés veulent le départ de leurs "dirigeants dangereux"

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Par , France Bleu Occitanie

Après le placement en redressement judiciaire, les salariés de la Sam était en grève ce mercredi à Viviez (Aveyron). Ils demandent le départ du groupe Jinjiang accusé d'un quasi "sabotage" dans l'entreprise qui emploie 380 personnes dans le bassin de Decazeville.

L'entreprise a été reprise en décembre 2017 par le chinois Jingjiang
L'entreprise a été reprise en décembre 2017 par le chinois Jingjiang © Maxppp - Maxppp

Decazeville, France

Le tribunal de commerce de Toulouse a rendu son délibéré mardi après-midi concernant la société Jinjiang SAM de Viviez. L’entreprise, principal employeur du bassin de Decazeville, a été placée en redressement judiciaire. Elle emploie 380 personnes qui fabriquent des carters en aluminium pour Renault.  La Sam subit d’ailleurs une baisse des commandes de  son principal client. La promesse du constructeur de maintenir le plan de charges entre 2021 et 2025 n'a pas évité la cessation de paiement.

Le groupe chinois Jinjiang depuis décembre 2017

Et tous les regards se tournent vers le groupe chinois Jinjiang qui a racheté la Sam en décembre 2017, alors qu'elle était déjà en redressement.  Ils avaient promis 42 millions d’investissements. Les syndicats estiment que seules quelques machines ont été réparées. Mais selon la CGT, seul syndicat de la Sam, tous les choix des dirigeants sont faits en dépit du bon sens. 

Ce mercredi, au lendemain de l’annonce, les salariés ont tenu une assemblée générale sous les fenêtres de leur patron. Ils ont fait grève une journée pour demander que les dirigeants soit écartés du redressement judiciaire (en prononçant un plan niveau 3 et pas niveau 2 qui associe encore les dirigeants chinois.) 

"C’est à la limite du sabotage "

Ghislaine Gistau est responsable de la CGT pour l’entreprise Sam, elle veut leur départ immédiat. "On a à faire a des dirigeants qui sont défaillants. Qui sont dangereux dans les prises de décisions quant à l’avenir. C’est à la limite du sabotage. Ce sont des mauvaises décisions qui sont prises et qui peuvent engendre la dégradation de l’outil de travail. 

C’est plus possible avec eux. 

"Pour autant on n’a pas de solutions pour l’avenir. Mais en demandant un redressement judiciaire de niveau 3, on se donne la possibilité d’avoir encore un avenir demain." 

Reprise du travail pour Renault 

Les salariés ont bloqué en partie le site mercredi matin. Mais hier soir, le travail a reprise. Une manière d’être responsable pour la syndicaliste.  "Il faut impérativement servir notre client Renault. On ne pas prendre en otage Renault. On a voulu montrer qu’on ne voulait plus voir nos dirigeants sur le site. Mais il faut être responsable comme on a toujours été de manière qu’on ne puisse rien nous reprocher." 

Anne Blanc, député LREM de la circonscription explique son inquiétude, sa préoccupation. "Au ministère, ils s'occupent quasiment jour et nuit de la situation Jingjiang. La meilleure solution serait évidemment celle d'un repreneur. La sortie de crise se fera aussi par Renault, qui est un partenaire indissociable de l'entreprise. " 

  • Une manifestation est prévue devant la SAM ce jeudi à 16h30 
  • L’audience pour demander un niveau 3 devraient avoir lieu avant les fêtes au tribunal de commerces de Toulouse. 
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