Économie – Social

Sandouville hérite de 183 CDI sur les 500 embauches promises en France par Renault

Par Olivier Duc, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) mardi 10 mars 2015 à 12:42

Le Site de Renault-Sandouville près du Havre n'avait pas connu de vague d'embauches depuis 2002.
Le Site de Renault-Sandouville près du Havre n'avait pas connu de vague d'embauches depuis 2002. © Radio France - Olivier Duc

Liée aux engagements pris lors de la signature du contrat compétitivité en 2013, la direction de Renault Sandouville a annoncé l’embauche de 183 CDI à partir de juin. Les syndicats espèrent qu'il ne s'agit que d'un début et s'inquiètent pour les nombreux intérimaires employés dans l'usine.

Arrivé en 2011, Jérôme Moinard ne cache pas son plaisir d’annoncer ses 183 embauches. « Quand je suis arrivé à Sandouville, se remémore le directeur du site, des partenaires sociaux me disaient que j’arrivais pour fermer le site  ». Renault-Sandouville, habitué au chômage technique pendant près d’une décennie, renoue aujourd’hui avec les cadences maximales grâce au lancement du nouveau trafic de Renault. La dernière vague de recrutement remontait à près de 13 ans

Production multiplié par 4 en 2 ans

Le site de Sandouville revient de loin. En 2013, l’usine ne fabriquait plus que 25.000 véhicules. Elle en produit aujourd’hui quatre fois plus et peut même espérer lancer une 3e équipe sur la chaîne d’assemblage grâce au partenariat passé avec Fiat, en attendant peut-être de monter également le futur utilitaire de Nissan.

1300 intérimaires sur 2700 salariés

Ces 183 embauches étaient attendues par les syndicats après le bon démarrage commercial du nouvel utilitaire de Renault mais aussi au vue de la part croissante des intérimaires travaillant sur le site : près de 1300 intérimaires sur les 2700 personnes employées dans l’usine. FO, le syndicat majoritaire se réjouit de voir près de 200 familles sortir de la précarité et la concrétisation des efforts de tous les salariés qui ont subi l’accord compétitivité.

La CGT, elle, redoute un « koh Lanta » sur les chaînes de montage et l'apparition de tensions entre les salariés quand il faudra expliquer que sur 10 intérimaires présents, un seul sera embauché. Le syndicat rappelle également que depuis 2011 et l’arrivée de M. Moinard, Sandouville a perdu près de 1000 postes.

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