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Économie – Social

Sanofi Mourenx : le mouvement de grève prolongé jusqu'à jeudi

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Par , France Bleu Béarn

Le syndicat CGT de l'usine Sanofi de Mourenx a décidé de prolonger le mouvement de grève, débuté ce mardi, jusqu'au jeudi 20 juin. Ils demandent des départs anticipés en congés de fin de carrière pour les salariés exposés aux émissions, ainsi que des embauches en CDI supplémentaires.

Une vingtaine de salariés étaient réunis en assemblée générale sur le parking de la SOBEGI à Mourenx, ce mardi.
Une vingtaine de salariés étaient réunis en assemblée générale sur le parking de la SOBEGI à Mourenx, ce mardi. © Radio France - Evan Lebastard

Mourenx, France

L'activité de l'usine Sanofi de Mourenx était ralentie ce mardi matin. A 8h, il y avait 100% de grévistes en laboratoire et en magasin. Le débrayage, à l'appel du syndicat CGT a été très suivi. L'assemblée générale réunie le midi a votée la poursuite de l'action jusqu'à jeudi au moins.

Au cœur des revendications, une meilleure reconnaissance pour les salariés exposés aux rejets toxiques. La CGT a notamment demandé des départs anticipés en congés de fin de carrière pour les salariés exposés aux émissions.

Une pétition signée par plus de 50% des salariés

En juillet 2018, l'association France Nature environnement avait révélé que l'usine qui fabrique la Dépakine rejetait jusqu’à 190 000 fois la norme autorisée de bromopropane, une substance classée cancérigène.

Une pétition du syndicat CGT a été signée par 30 des 57 salariés en CDI à Mourenx avec une liste de revendications. En réaction, la direction a proposée lundi soir l'embauche de sept CDI supplémentaires

"Insuffisant", selon Johan Raz, délégué CGT pour les sites Sanofi de Mourenx et Sisteron. "Les salariés ne sont pas satisfaits. Ce qu'on attend c'est une réponse aux propositions de la pétition. Notamment sur les départs anticipés pour les personnels exposés aux rejets." La CGT devrait quantifier précisément les besoins d'embauche en CDI pour améliorer les conditions de travail.

Un expert mandaté par Sanofi

Un expert, dont la mission n'est pas précisé, a été missionné par Sanofi a été croisé par certains salariés sur le site. "On demande à ce qu'un expert indépendant soit choisi par les membres du Comité social et économique (CSE) de Sanofi", propose Johan Raz.

Hervé (le prénom a été modifié) est salarié à Mourenx et a été exposé à ces rejets. Il a lui aussi de sérieux doutes sur cet expert. "Etant donné qu'il est mandaté par Sanofi, il y a de quoi avoir quelques soupçons sur l'impartialité de l'intervenant. Il faudrait un expert indépendant", estime ce salarié. 

"Les expertises ont été faîtes sur l'environnement, sur les salariés avec des prises de sang. Par contre, ce qui est passé est difficilement quantifiable", explique Hervé. "Nous avons conscience d'avoir été exposé, maintenant on veut pouvoir partir prématurément à la retraite."

La poursuite ou non de la grève va se décider jeudi en assemblée générale.