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Sans pèlerins, Lourdes passe difficilement l'été

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Par , France Bleu Béarn, France Bleu

Les pèlerinages de l'été sont annulés à cause de la crise du coronavirus à Lourdes. Il y a trois fois moins de passage que les années précédentes au sanctuaire, un tiers des 137 hôtels de la 2e ville hôtelière de France sont fermés et les commerçants sont inquiets de cette année presque blanche.

Sur le boulevard de la Grotte, la rue commerçante à proximité du sanctuaire, plusieurs boutiques ont carrément le rideau baissé. Impensable en pleine saison estivale !
Sur le boulevard de la Grotte, la rue commerçante à proximité du sanctuaire, plusieurs boutiques ont carrément le rideau baissé. Impensable en pleine saison estivale ! © Radio France - Manon Claverie

"Quand j'ai rouvert, le 14 juillet, ça a été un choc de voir Lourdes comme ça !" D'habitude, l'été, des dizaines de touristes et pèlerins se massent devant la boutique de bijoux de Stella, sur le boulevard de la Grotte. Cette année tous les pèlerinages sont annulés, crise du coronavirus oblige. 

Sur les 137 hôtels que compte la deuxième ville hôtelière de France, un tiers n'ont même pas rouvert. Au sanctuaire il y a trois fois moins de passage que les années précédentes. Les rues sont presque vides, la place du sanctuaire paraît encore plus grande qu'elle ne l'est et on peut même accéder à la grotte de Bernadette sans devoir jouer des coudes. Pour les commerçants, c'est dramatique.

Je n'ai pas rouvert pour gagner de l'argent car je sais que je n'aurai pas de salaire cette année. Mais c'est simplement pour payer les charges.

"J'atteins à peine les 2 % de mon chiffre d'affaires habituel à la même période, se désole Stella. Je ne vais pas pouvoir payer mon loyer, ni mes charges." Même crainte chez Sandrine à l'hôtel St Sébastien, situé lui aussi sur le boulevard de la Grotte, la rue commerçante la plus proche du sanctuaire. Elle a rouvert son établissement mi-juillet avec une équipe de quatre personnes seulement contre douze d'habitude. Ils se débrouillent comme ils peuvent pour entretenir les 70 chambres et se relaient pour les veilles de nuit. "Je n'ai pas rouvert pour gagner de l'argent car je sais que je n'aurai pas de salaire cette année. Mais c'est simplement pour payer les charges." 

Sandrine espère atteindre les 8 % de chambres occupées cette saison. D'habitude c'est 60 % en moyenne sur la période. "Et puis il y a tous les autres acteurs que nous faisons travailler autour de nous en temps normal : le marchand de café, de légumes, de jus d'orange, les grossistes... Et ensuite tous les carreleurs, plaquistes, peintres qui devaient réaliser nos travaux."

Plan tourisme

La mairie essaie tant bien que mal de redynamiser la ville. "Nous avons organisé une braderie, une autre aura lieu au mois d'août. Nous recevons aussi mi-août la Section paloise et l'Aviron bayonnais pour un stage de préparation à la reprise du Top 14 et mettrons en place des animations avec les cafetiers et restaurateurs de la ville. Et puis, le 15 août, le premier secrétaire du Pape viendra dire la messe de l'Assomption", explique Julien Lemaître, conseiller municipal délégué au commerce. 

La municipalité compte également sur le plan tourisme de l'Etat (18 milliards d'euros au total) dont devraient bénéficier Lourdes, la Corse et les départements d'Outre-Mer. 

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