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Sans salaire de leur patron chinois, trois salariés du Château de Pic gagnent en justice

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gironde
Le Tourne, France

Les prud’hommes de Bordeaux ont donné raison à trois salariés du Château de Pic au Tourne. La propriété viticole de l’Entre-deux-Mers a été rachetée par une entreprise chinoise et les salariés n’y sont plus payés depuis plus de quatre mois.

Le Château de Pic dans l'Entre-deux-Mers
Le Château de Pic dans l'Entre-deux-Mers - Cadillac Côtes de Bordeaux

Le Château de Pic au Tourne compte six salariés. La propriété viticole de l’Entre-deux-Mers a été rachetée par un père chinois et ses fils, la famille Xu. Ces gérants qui habitent Yinchuan, dans le nord de la Chine, ne payent plus les salaires à leurs employés depuis quatre mois, sans aucune explication. 

Le conseil des prud'hommes exige ce 25 juin que les patrons versent les arriérés de salaire aux employés, à savoir quatre mois de salaires et deux treizièmes mois qui n'ont jamais été versés.

On est les dommages collatéraux de leurs conneries !

La veille de l'audience le 17 juin dernier, les trois salariés qui ont porté l'affaire en justice, avaient appris leur licenciement par mail, en mandarin. Pourtant les employés sont toujours à leurs postes. Le licenciement doit s’accompagner d’une procédure qui n’a toujours pas eu lieu. Bernard Pitoux, chef de culture et maître de chai ne veut pas "lâcher l'os" et explique "le Château j'y suis depuis 2005, tout ce qui a été fait, en grande partie, c'est moi qui l'ai fait. Je ne partirai pas ! On est les dommages collatéraux de leurs conneries. J'espère qu'il sera vendu à quelqu'un qui a envie de s'occuper d'un vignoble."
En attendant, Hélène Pauly, la responsable administrative du Château avoue que les comptes ne suivent pas : "le dernier salaire complet c'était le mois de janvier. En juin je suis arrivée à la fin du découvert autorisé, quand j'ai demandé à l'augmenter on m'a répondu non."

Début d'une série ?

Pendant les quinze prochains jours, l'employeur peut faire appel mais les salariés sont confiants : beaucoup de vin, de voitures peuvent notamment être saisis si rien n'est fait dans les jours à venir. La CFDT qui les soutient aux Prud'hommes entame maintenant plusieurs procédures : une demande de résiliation judiciaire des contrats, une accélération de la demande de dépôt de bilan.

Ce qui inquiète Corrine Lantheaume, qui porte le dossier pour la CFDT, c’est que ce soit le début d’une série : "On voit qu'il y a quand même toujours le même fonctionnement, des propriétés achetées par des personnes extrêmement loin et une méconnaissance de la culture française et de la culture du vin. Derrière on a une espèce d'abandon de propriété. Demain y'en aura d'autres, et sur des grandes appellations aussi !"

Actuellement 120 propriétés viticoles bordelaises appartiennent à des Chinois selon le CIVB, le conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux.

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