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Sans son apprenti malien, le boulanger de Fontaine est dans le pétrin

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Par , France Bleu Isère

Mamadou Sacko, un apprenti-boulanger est sous le coup d'une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il ne peut pas terminer son apprentissage à la boulangerie "Le soleil du Vercors" à Fontaine, malgré l'insistance de son patron. Tous ont été reçus lundi à la préfecture de l'Isère.

Les boulangers autour de Mamadou Sakho
Les boulangers autour de Mamadou Sakho © Radio France - Gérard Fourgeaud

Doit-on régulariser un jeune migrant clandestin pour travailler dans un métier en tension ? C'est la question posée par l'affaire de Mamadou Sacko.  Celui-ci est arrivé du Mali, fin 2017, il avait 16 ans. Mineur, il était sous la protection du département de l'Isère. Mais depuis ses 18 ans, il est en situation irrégulière et n'a plus le droit de terminer son apprentissage. Or, ses employeurs Miloud et Najla Boukortt insistent : "Mamadou est l'un des meilleurs apprentis que nous avons eu."

le reportage

Ils tiennent la boulangerie "Le Soleil du Vercors" où ils emploient cinq salariés et des apprentis.  Ils ont été reçus, lundi après-midi à la préfecture de l'Isère à Grenoble par la sous-préfète, Juliette Beregi, pendant presque une heure. Celle-ci souhaitait examiner la requête faite par le boulanger de régulariser le migrant pour qu'il termine l'apprentissage commencé, il y a 18 mois. Miloud Boukortt ne trouve quasiment pas de jeunes Français pour entrer en apprentissage, se lever à 2 heures du matin, travailler dimanche et jour férié. Le boulanger ne comprend pas pourquoi on l'empêche de former ce jeune malien motivé. 

Ce jeune Malien s'est réfugié en France il y a trois ans, il avait 16 ans. Il a été protégé par le département de l'Isère et commencé son apprentissage. Mais au jour de ses 18 ans, la protection n'est plus automatique. La préfecture a demandé qu'il soit renvoyé dans son pays, par une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), une décision qui n'est quasiment jamais exécutée. Les jeunes restent alors en France en situation irrégulière, et sans possibilité de travail ou d'apprentissage. La préfecture reviendra-t-elle sur sa décision d'expulser Mamadou Sacko ? Est-ce que sa motivation professionnelle fera oublier à l'administration qu'il est arrivé clandestinement en France ? C'est l'enjeu de cette affaire. 

La préfecture de l'Isère
La préfecture de l'Isère © Radio France - Gérard Fourgeaud
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