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Agriculture : la filière viande bovine se structure en Corse

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Par , , France Bleu RCFM

Dans quelques jours, l'activité d'une unité d'abattage/production de Vache Tigre, portée et réalisée par l'éleveur Jacques Abbatucci, démarrera à Sarra di Farru. Il prévoit d'y abattre chaque année 400 veaux tigrés et presque autant de vaches adultes. Un modèle unique en son genre en Corse.

Le complexe de 1000m² environ a pris forme à Sarra di Farru, comprenant un abattoir et une unité de production
Le complexe de 1000m² environ a pris forme à Sarra di Farru, comprenant un abattoir et une unité de production © Radio France - Olivier Castel

Jacques Abbatucci, éleveur-producteur de viande bovine est à l'origine de la création d’un complexe réunissant abattage et production. Une structure nouvelle dans l’île sortie de terre à Sarra di Farru, dans le Bas Taravu. Coût total de la construction de 1 000 mètres carrés au fonctionnement entièrement privé : 1,5 million d’euros, financée au deux tiers par des fonds propres, le reste étant pris en charge par des subventions, CADEC, BPI, mais aussi ODARC, et fonds européens. 

Une Vache Tigre à Sarra di Farru
Une Vache Tigre à Sarra di Farru © Radio France - Olivier Castel

Un abattoir fermier unique en son genre en France

La première unité d'abattage et production privée de viande bovine de Corse est prête à démarrer. Dans une optique d'autonomie, l'éleveur de Vache Tigre, Jacques Abbatucci, dit miser sur la qualité plus que la quantité, « on ne va pas voir 10 veaux en attente dans ce couloir pour se faire abattre. On est une petite équipe de 2 personnes, automatiquement on va les faire à l’unité, ce n’est pas une usine où l’on ferait en série. » C'est une des différences avec les abattoirs sous sein public mais en moyenne 400 veaux tigres, son produit d'appel, seront tout de même abattus ici chaque année.

Des carcasses suspendues dans l'abattoir
Des carcasses suspendues dans l'abattoir © Radio France - Olivier Castel

Le coût d'abattage sera 30% plus cher qu'en abattoir classique, et selon l’éleveur, « le fait d’avoir tout dans la structure permet d’avoir une image et une commercialisation différente et valorisante. » A terme, Jacques Abbatucci espère valoriser 98% de la bête, y compris la peau pour de la maroquinerie.

Jacques Abbatucci et son fils Antoine présentent l'outil, une unité d'abattage et production bio et fermière
Jacques Abbatucci et son fils Antoine présentent l'outil, une unité d'abattage et production bio et fermière © Radio France - Olivier Castel

Antoine travaillait il y a quelques mois dans la finance, désormais il est en charge de la commercialisation et de l'organisation financière de l'entreprise de son père, « on se dirige à la fois vers les restaurateurs, on fait de la vente direct à la ferme, et on vient de terminer un site de vente en ligne qui va être le premier site de vente en ligne de viande livrée directement à domicile en France » dit-il. Les restaurants étoilés et le marché étranger sont aussi dans la ligne de mire de l’exploitation. 

L'ODARC valide l'initiative 

Lionel Mortini, président de l'Office de Développement Agricole et Rural, explique que ce genre de modèle réunissant abattoir et unité de production n'est pas duplicable pour l'instant, _« ce n’est pas une question de financement mais d’organisation »dit-il, « aujourd’hui vous n’aurez pas les producteurs en capacité d’offrir les animaux que M.Abbatucci a, comme lui nous allons organiser ça à travers nos abattoirs publics. Si des privés veulent le faire évidemment nous les soutiendrons avec des financements publics important car c’est une voix de développement et une filière à structurer_. On ne peut pas travailler dans la plaine du Taravu comme dans le Niolu ou dans le Boziu, on est sur d’autres problématiques qu’il faut traiter aussi, on peut valoriser ce qui n’est pas fait aujourd’hui et c’est ce sur quoi nous travaillons même si cela prend un peu de temps effectivement » explique Lionel Mortini.
 

Lionel Mortini

Il n’y a donc pas d’autres projets privés de ce type prêt à sortir à ce jour selon l'ODARC. Pour 2025, la collectivité de Corse prévoit cela dit d'ouvrir à Viscovato un abattoir-atelier (découpe et surgélation) pour ovins et caprins, un concours architectural va être lancé courant mars pour en choisir la maîtrise d'œuvre.

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