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Économie – Social

Sarreguemines : 30 emplois menacés chez ThyssenKrupp

mercredi 29 août 2018 à 17:23 Par Clément Lhuillier, France Bleu Lorraine Nord

La direction de ThyssenKrupp compte supprimer un tiers des effectifs de son site de Sarreguemines, essentiellement à la production.

Rassemblement de salariés de Thyssen Krupp devant leur usine de Sarreguemines/ après l'annonce de la suppression de 30 postes sur 90.
Rassemblement de salariés de Thyssen Krupp devant leur usine de Sarreguemines/ après l'annonce de la suppression de 30 postes sur 90. © Radio France - Clément Lhuillier

Sarreguemines, France

La nouvelle a fait l'effet d'un choc pour les salariés de ThyssenKrupp à Sarreguemines. Lundi 27 août, leurs représentants syndicaux apprenaient que le groupe sidérurgique avait l'intention de fermer l'atelier et de supprimer un tiers des 90 postes du site. Mercredi, c'est l'ensemble des salariés qui a eu la confirmation de la bouche de la direction de la funeste nouvelle. 30 employés recevront leur lettre de licenciement pour les fêtes de fin d'année

"Je vais perdre des amis, des collègues... ça fait mal" confie, encore ému, Pascal Muller, délégué CFE-CGC et salarié depuis 28 ans. C'est la première fois qu'il doit faire face à un plan social. 

Pascal Muller, délégué CFE-CGC chez ThyssenKrupp à Sarreguemines

Pour François en revanche, le scénario est connu. Embauché à l'atelier il y a un peu plus de sept ans, il avait signé chez ThyssenKrupp son premier CDI après de nombreuses missions d'interim sans lendemain. "C'est un choc oui. En plus, j'ai fait un crédit pour ma maison en début d'année. Si j'avais su..." Guy, lui, s'imaginait à 59 ans achever sa carrière dans cette entreprise. "J'ai vu les choses se dégrader depuis trois ou quatre ans." Il n'y a pas de colère dans les propos, mais de la fatalité et de l'amertume. 

Négociations lundi prochain

Au gré des rachats et des fusions de cette usine, implantée à Sarreguemines depuis le début des années soixante, et qui assemble des machines de traitement de matières minérales comme des broyeurs ou des concasseurs. A terme, il ne resterait plus qu'un bureau d’ingénierie. "Il y a du travail, mais nos coûts de production seraient toujours plus élevés que dans les autres pays comme l'Inde ou la Chine" peste Ohran Yildirim, délégué FO, "mais notre qualité, c'est le savoir faire." 

Lundi débuteront les négociations du plan social avec la direction. Les représentants du personnel vont s’atteler à obtenir pour leurs camarades les meilleures conditions de départ possible. En attendant, il faut bien retourner aux machines. "C'est normal, assure Guy, c'est notre conscience professionnelle. Et on veut permettre aux soixante qui resteront de continuer dans de bons termes."

Reportage à Sarreguemines de Clément Lhuillier