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Sarthe : les ouvriers du bâtiment peuvent retourner déjeuner au restaurant

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Par , France Bleu Maine

Les restaurants volontaires qui signeront une charte d'engagement pourront à nouveau accueillir les ouvriers pour le déjeuner. La demande était forte depuis le début de l'hiver. Les restaurateurs concernés continueront à percevoir l'intégralité des aides de l'Etat.

Les restaurants volontaires doivent se signaler à la CCI et obtenir le feu vert de la préfecture. (Photo d'illustration)
Les restaurants volontaires doivent se signaler à la CCI et obtenir le feu vert de la préfecture. (Photo d'illustration) © Maxppp - François Destoc - Photo PQR / Le Télégramme

"Ça va leur changer la vie", résume le président de la Fédération Française du Bâtiment de la Sarthe. Les ouvriers qui travaillent sur les chantiers vont pouvoir retrouver, dès ce lundi 1er février, le chemin des restaurants. Ils auront ainsi la possibilité de déjeuner dans un lieu chauffé et dans de bonnes conditions sanitaires. La demande était forte, surtout depuis l'arrivée de l'hiver avec la pluie et la baisse, parfois drastique, des températures. 

Des restaurants conventionnés 

La Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI), l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (UMIH) et la Fédération Française du Bâtiment et des travaux publics (FFB) ont signé une convention pour permettre, sous condition, l'accès à certains restaurants sarthois volontaires. Concrètement, les restaurateurs devront s'enregistrer auprès de la Chambre de Commerce et d'Industrie en s'engageant à respecter les règles sanitaires maintenant habituelles et la préfecture donnera ensuite son feu vert. 

Finis les déjeuners sur le pouce et dans le froid 

Fabienne Degrouas qui tient "Le relais des cépages", un restaurant ouvrier au Mans va prendre part au dispositif. Elle va continuer à fournir des  plateaux-repas mais se réjouit de recevoir quelques clients. "Nous allons pouvoir accueillir des personnes qui n'auront plus à déjeuner dans leur cabane de chantier ou leur voiture", explique-t-elle. 

Habituellement, environ la moitié des quelque 6.000 salariés du secteur déjeunent au restaurant, rappelle André-Dominique Moutiers, président de la Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics de la Sarthe. "Nous attendions cette convention depuis trois mois ! Je peux vous dire que ça va démarrer très vite!", assure-t-il. "Lorsque nous allons dire à nos collaborateurs qu'ils peuvent déjeuner au chaud, avec un bon plat chaud, dans un restaurant qu'ils connaissent, ils vont retrouver leurs habitudes. Ils vont adhérer au projet, même s'il y a quelques contraintes sanitaires", détaille le représentant du BTP dans le département. 

Un service, plus qu'une réelle reprise de l'activité 

Financièrement, l'opération n'est pas forcément rentable pour les restaurateurs qui devront parfois réembaucher du personnel, actuellement en chômage partiel. "C'est plus un service qu'ils rendent", résume Eric David. Et surtout, assure le président de l'Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie en Sarthe, les restaurateurs ne demandaient qu'à travailler. "Les aides, c'est bien. Elle permettent de tenir le coup. Mais je connais beaucoup de restaurateurs qui dépriment parce qu'ils ne travaillent plus. Ils ont envie d’assurer leur rôle dans la société", explique le patron de l'UMIH. 

Le chiffre d'affaire que ces entrepreneurs pourront réaliser avec le déjeuner des ouvriers viendra bien s'ajouter aux aides de l'Etat déjà existantes. Et non s'y soustraire comme redouté au départ.

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