Économie – Social

Sauvetage d'Alstom à Belfort : il va manquer des commandes à Reichshoffen, selon Fabienne Keller

Par Lucile Guillotin, Céline Rousseau et Olivier Vogel, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu mardi 4 octobre 2016 à 17:42

Le site d'Alstom à Reichshoffen fabrique des Regiolis.
Le site d'Alstom à Reichshoffen fabrique des Regiolis. © Maxppp -

Le gouvernement a présenté ce mercredi son plan de sauvetage d'Alstom à Belfort. Mais peut-on craindre un effet de vases communicants avec le site alsacien de Reichshoffen ? C'est ce que craignent les syndicats et Fabienne Keller, la sénatrice du Bas-Rhin.

L'Etat a annoncé ce mercredi qu'il allait mettre la main à la poche pour maintenir l'activité d'Alstom à Belfort. L'État va acheter 15 TGV qui circuleront sur des lignes Intercités et la SNCF commandera 20 locomotives diesel qui seront produites à Belfort. De son côté, Alstom s'engage à investir 40 millions d'euros en trois étapes dans son usine franc-comtoise.

On peut craindre que ces 15 rames qui deviennent TGV manqueront à l'appel des commandes pour le site de Reichshoffen

Début septembre, la direction d'Alstom projetait pourtant de transférer la production de Belfort à Reichshoffen, dans le nord de l'Alsace. Avec ces annonces, l'activité de Reichshoffen est désormais dans l'incertitude. "On peut craindre que ces 15 rames qui deviennent TGV manqueront à l'appel des commandes pour le site de Reichshoffen", s'inquiète Fabienne Keller, sénatrice du Bas-Rhin et secrétaire nationale en charge des transports chez les Républicains.

C'est normalement à Reichshoffen que sont fabriqués les Régiolis, qui circulent actuellement sur les lignes Intercités. "Nous sommes désormais inquiets que ce creux d'activité touche le site alsacien", conclut Fabienne Keller.

"On reste dans le flou par rapport au matériel Intercités qui devait faire l'objet d'un appel d'offres en fin d'année lancé par l'Etat", explique Hervé Fillhardt, délégué FO de l'usine Alstom de Reichshoffen.

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