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Savigneux : mobilisation des salariés du Super U contre le travail obligatoire le dimanche

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Comme la semaine dernière, les salariés du Super U de Savigneux se sont mobilisés ce dimanche matin devant leur supermarché pour dénoncer le caractère obligatoire du travail le dimanche. Ils ont distribué des tracts aux clients et rencontré le directeur du site pour exposer leurs revendications.

Les salariés rencontrent les clients devant le Super U pour leur expliquer la situation
Les salariés rencontrent les clients devant le Super U pour leur expliquer la situation © Radio France - Mathilde Montagnon

Devant le supermarché, les salariés ont installé une petite table et ils distribuent des tracts aux clients. Depuis le 26 mai, le Super U de Savigneux est désormais ouvert le dimanche de 9h à 12h30. Mais le problème c'est que les employé n'ont pas le choix : ils doivent travailler un dimanche sur six. Même si ils ne sont pas volontaires. Au risque de s'exposer à un licenciement économique. 

"Le volontariat n'est pas possible dans l'entreprise, déplore Sabine Michalon déléguée syndicale CGT à l'issue d'une rencontre avec la direction. Il parle d'équité entre les différentes équipes. Parce qu'il y a certaines équipes dans lesquelles ce serait possible et d'autre non. Donc plutôt que d'envisager d'augmenter les effectifs et de permettre le volontariat, il préfère refuser le volontariat à tous. Travail du dimanche obligatoire sous peine d'être licencié. Il nous annonce un licenciement économique pour des raisons économiques. Il ne peut pas licencier pour un refus de travailler le dimanche. Mais il va licencier parce que pour des raisons économiques il ne pourra pas conserver les effectifs si l'ouverture le dimanche n'est pas possible". 

Sabine Michalon déléguée syndicale CGT et salariée de Super U

Le directeur du Super U explique de son côté qu'il n'a plus le choix face à la concurrence d'internet, des autres supermarchés locaux déjà ouverts les dimanches et des changements dans les habitudes des consommateurs. "On est les derniers quasiment à ouvrir le dimanche, explique Frédéric Boutreux. On y va par obligation économique et aussi à cause des changements de comportements des clients. J'ai résisté le plus longtemps possible. Aujourd’hui on ouvre. Je sais que c'est une contrainte pour les salariés. On s'est organisé pour avoir un rythme de travail à seulement un dimanche sur six pour chacun et avec une rémunération qui est quasiment doublée par rapport à ce que prévoit la loi. La loi prévoit 30% de rémunération supplémentaire. Pour ma part j'ai décidé de rémunérer à 55% les heures du dimanche". 

Frédéric Boutreux, directeur du Super U de Savigneux

Mais cela reste insuffisant pour certains salariés. Philippe raconte que pour lui le dimanche est la journée réservée aux fêtes de famille. Cela lui permet également d'être actif dans des association sportives locales. Il comprend que certaines collègues aient envie de travailler le dimanche. Mais ce n'est pas son cas. Et il veut avoir le choix. Mélanie, elle, décrit une situation encore plus compliquée "je suis célibataire, j'ai deux enfants, c'est un dimanche sur six que je ne passerai pas avec mes enfants, je vais devoir employer une nourrice, car ma nourrice ne veut pas garder mes enfants les dimanches, je vais devoir la payer cher, plus que ce que je vais toucher en travaillant le dimanche". 

Les salariés du super U ont un mois pour signer un avenant à leur contrat de travail pour accepter le travail dominical. Si ils refusent, ils s'exposent à un licenciement. A noter que quelques gilets jaunes de Montrond-les-Bains sont venus devant le supermarché pour dire leur solidarité envers les salariés.

Reportage de Mathilde Montagnon

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