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Savoie : encore deux semaines d'incertitude pour les salariés d'Arche-en-ciel

Par Christophe Tourné, France Bleu Pays de Savoie mercredi 11 juin 2014 à 10:35

Arche en Ciel intervient chez les personnes âgées, handicapées et dans les familles en difficultés
Arche en Ciel intervient chez les personnes âgées, handicapées et dans les familles en difficultés © Maxppp

Pas de décision de la part du tribunal de Chambéry qui se donne jusqu'au 24 juin pour décider du sort de l'association d'aide à domicile, Arche-en-Ciel.

L'association d'aide à domicile Arche en Ciel ne connait toujours pas son sort.Le juge du tribunal de Grande Instance de Chambéry a reporté ce mardi au 24 juin sa décision. Le feuilleton dure depuis le 28 avril, date de la déclaration de cessation de paiement.La situation n'a pas changé : l'association n'est pas en mesure de régler ses 380.000 euros de dettes. Mais la position du Conseil général - qui prend en charge une partie des activités - n'est toujours pas claire. Il y a deux décisions judiciaires possibles dans 15 jours : soit la liquidation - peu probable avant l'été- soit le redressement judiciaire.

Le redressement judiciaire est la solution la plus probable

Il permettrait de geler les dettes d'Arche en Ciel tout en poursuivant l'activité cet été, période durant laquelle les aides à domicile sont très sollicitées, d'autant plus en cas de canicule. Cela convient tout à fait aux dirigeants de l'association qui veulent privilégier le paiement des salaires, environ 100.000 euros nets par mois. Ils veulent aussi savoir ce que veut exactement le Conseil général de Savoie qui leur a adressé deux courriers le même jour. Le premier réclame 200.000 euros de remboursement d'avances sur trésorerie immédiatement. Le second explique que ce remboursement peut se faire en quatre versements de 50.000 euros. Et dans un mail arrivé lundi midi sur la boîte de l'administrateur judiciaire, le Conseil général renouvelle la demande de remboursement en quatre paiements de 50.000 euros.

Le président d'Arche en ciel, Antoine Fatiga, estime que le redressement judiciaire est la solution la plus probable

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