Économie – Social

Scandale Volkswagen : quelles conséquences pour PSA ?

Par Simon Chrétien, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu mardi 22 septembre 2015 à 21:15

Sochaux Montbeliard (Doubs, Franche-Comte), juillet 2015
Sochaux Montbeliard (Doubs, Franche-Comte), juillet 2015 © Max PPP - SIMON DAVAL / MAXPPP

Le scandale qui touche actuellement le groupe Volkswagen aura forcément des conséquences pour PSA. Positives ou négatives, les avis diffèrent ce mercredi. Pour les syndicats, la prudence s'impose. En revanche, les vendeurs de Peugeot et de Citröen se frottent les mains.

Accusé d'avoir truqué ses tests antipollution sur prés de 11 millions de voitures,* Volkswagen* n'a pas fini d'en subir les conséquences. Car ce sont bien les concurrents directs du groupe allemand qui pourraient profiter de ce scandale planétaire. Pour l'instant, PSA, ne s'est pas beaucoup exprimé. Le groupe français a simplement expliqué via le comité des constructeurs français d'automobiles qu'une enquête "permettra de confirmer que les constructeurs français respectent les procédures d'homologation en vigueur dans tous les pays où ils opèrent".

Un avantage concurrentiel

Une chose est sûre : si PSA ne ment pas, "nous aurons un véritable avantage concurrentiel" explique Alain Pilarsky, le directeur général du groupe Nedey. Il est l'un des plus gros revendeurs de voitures PSA dans le Nord Franche-Comté

Nous sommes en concurrence avec la marque allemande et très souvent les clients nous font remarquer que Volkswagen émet moins de CO2. Aujourd'hui, nous avons un argument de force à leur donner !

La peur de l'amalgame

Du côté des syndicats, on reste plus prudent : pour Pascal Lemaire, le président du syndicat CFE-CGC,"le risque est de créer une suspicion générale et de discréditer le diesel ". Une peur de l'amalgame même si le responsable syndical avoue "accueillir à bras ouverts les clients du constructeur allemand, désormais à la réputation entachée".

Du côté des investisseurs, c'est plutôt la thèse du discrédit général qui l'emporte pour l'instant, en témoigne la Bourse de Paris. A la clôture de ce mardi, l'indice CAC 40 avait perdu 3.42%, avec un marché "tiré vers le bas" par ce scandale.