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Sécheresse : les éleveurs de l'Indre souffrent du manque d'herbe

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Par , France Bleu Berry

La sécheresse qui touche en ce moment l'Indre fait souffrir les éleveurs. Les champs sont asséchés. Les éleveurs n'ont plus de fourrages à donner à leurs bêtes. Une délégation de la Confédération paysanne a d'ailleurs rencontré le préfet la semaine dernière à ce sujet.

Les éleveurs n'ont plus d'herbe à faire brouter à leurs bêtes.
Les éleveurs n'ont plus d'herbe à faire brouter à leurs bêtes. © Maxppp - Sami Belloumi

Les éleveurs de la Confédération paysanne que France Bleu Berry a rencontré le disent : la sécheresse qui touche en ce moment l'Indre est inédite : "Nous n'avons plus vu ça depuis 1976 ! Même la sécheresse de 2011 avait été plus supportable car il avait plu en octobre.", commence Nicolas, éleveur à Saint-Plantaire. "Là, il n'est presque pas tombé d'eau en Juillet, ni en août, ni en septembre, ni en octobre...", poursuit Bruno, éleveur à Cléré-du-Bois. 

"Si ça continue comme ça, on va avoir beaucoup de mal à tenir sur le long terme financièrement..." Nicolas, éleveur à Saint-Plantaire

Le manque d'herbe a une conséquence : pour nourrir leurs bêtes, les éleveurs puisent d'ores et déjà dans leurs réserves de foin et de paille. Des réserves habituellement prévues pour l'hiver. "Certains n'ont déjà plus rien à donner à leurs bêtes, alors que nous sommes en octobre. Résultat : on doit en acheter.", explique Bruno 

Des prix "stratosphériques" 

La hausse de la demande, conjuguée à la difficulté de trouver des vendeurs, provoquent une forte augmentation des prix : "Aujourd'hui avec la spéculation, la tonne de foin coûte 180 euros ! C'est le prix de la tonne de blé... C'est pas normal. ", s'insurge Nicolas. 

Certains éleveurs sont obligés de débourser jusqu'à 500 euros par jour. Une situation intenable dans la durée. Les éleveurs de la Confédération paysanne ont donc rencontré le préfet de l'Indre la semaine dernière. Ils lui ont notamment demandé qu'un prix maximal soit fixé pour éviter la spéculation. Un préfet "à l'écoute", disent-ils, qui va faire remonter l'idée à Paris. 

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