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Ségur de la santé : "oubliées et méprisées", les sages-femmes de l'hôpital de Haguenau se mobilisent

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu

Le Ségur de la santé a débouché pour elles sur une revalorisation de salaire de 183 euros par mois. Insuffisant pour les sages-femmes. Reportage au centre hospitalier de Haguenau.

Centre hospitalier de Haguenau (Bas-Rhin), le 29 juillet 2020
Centre hospitalier de Haguenau (Bas-Rhin), le 29 juillet 2020 © Radio France - Aude Raso

"Les sages-femmes sont en colère depuis des années. Mais le Ségur de la santé, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase." Justine Schoeffel, Julien Coutant et Elisa Fassel, tous trois du centre hospitalier de Haguenau (Bas-Rhin), tous trois syndiqués à l'Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF), veulent se faire entendre. "On a l'impression d'avoir été oubliées, alors que la crise, elle, ne nous a pas oubliées", explique Justine Schoeffel. 

Pour une meilleure reconnaissance

À l'issue du Ségur de la santé, les sages-femmes ont obtenu une revalorisation de salaire de 183 euros par mois. C'est autant que les professions dites "non médicales" - brancardiers, agents administratifs, etc. - et paramédicales - infirmiers, aides-soignants, etc. Or les sages-femmes sont reconnues comme profession médicale dans le Code de la santé publique, au même titre que les médecins et les dentistes.

"Sage-femme, c'est un bac+5, c'est travailler les nuits et les week-ends, et c'est une carrière qui débute à seulement 1.700 euros par mois", précise Julien Coutant. "Et nous avons des responsabilités lourdes sur le diagnostic et l'évaluation des risques", ajoute Elisa Fassel. Tous trois attendent une revalorisation à la hauteur de leurs compétences.

Sage-femme, ce n'est pas juste faire 'gouzi-gouzi' aux bébés

Les sages-femmes de Haguenau ont été reçues par le directeur de l'hôpital. Elles souhaitent maintenant se faire entendre dans l'opinion publique, souvent peu consciente de l'importance de leur profession. "Pendant la crise sanitaire, les accouchements n'ont pas été déprogrammés, nous aussi étions en alerte 24h/24 et confrontées au même manque de masques et de matériel que les autres", souligne Justine Schoeffel. 

Les sages-femmes demandent également à bénéficier de la "prime Buzyn" de 100 euros nets créée en 2019 pour les personnels des urgences. "Nous gérons les urgences aussi, explique Julien Coutant. Les urgences obstétricales et gynécologiques, c'est nuit et jour".

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