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Économie – Social

Sélestat : l'entreprise Albany veut licencier 54 employés d'ici décembre

vendredi 6 octobre 2017 à 17:09 Par Maxime Nauche, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass

Jeudi, l'entreprise Albany a annoncé qu'elle allait arrêter sa production sur le site de Sélestat. 54 personnes risquent de perdre leur emploi.

Déjà en 2016, 22 salariés ont été licenciés à Sélestat. Les employés avaient reçu le soutien de l'ancien syndicaliste et eurodéputé Edouard Martin
Déjà en 2016, 22 salariés ont été licenciés à Sélestat. Les employés avaient reçu le soutien de l'ancien syndicaliste et eurodéputé Edouard Martin © Maxppp -

Sélestat

L'entreprise de papeterie Albany à Sélestat veut licencier 54 salariés. En décembre, la production doit être complètement arrêtée sur le site.

Une grosse désillusion

C'est le troisième plan social en quatre ans. D'après les dirigeants américains du groupe, le site de Sélestat n'est plus assez rentable. Ce que conteste la CGT. En tous cas, l'usine a perdu plus de 250 postes en dix ans.

Pour les salariés, c'est forcément un gros coup dur. La colère domine chez les employés qui ont voulu rester anonymes : "Après le plan social de 2013, on nous avait promis de faire de Sélestat un pôle d'excellence en investissant massivement." Quatre ans après à Sélestat, on n'a jamais vu la couleur de ces investissements. La déception est d'autant plus grand que la direction avait fait miroiter ces perspectives d'avenir.

Un futur incertain

Du coup, la pilule a encore plus de mal à passer. "Certains ont fait toute leur carrière chez Albany, pour eux ça va être très compliqué," se désole une salariée. Ces mêmes salariés pour qui l'avenir c'est assombrie d'un coup. "Pour ceux qui ont entre 45 et 60 ans, ça sera encore plus dur de retrouver quelque chose."

Les employés d'Albany espèrent donc maintenant négocier des départs qui "respectent leur dignité," pour reprendre les mots de l'une d'entre eux. Ils doivent rencontrer la direction mardi. Si les propositions des dirigeants ne les satisfont pas, les salariés ont promis d'être beaucoup plus virulents et d'engager une mobilisation musclée.

Sur le site sélestadien d'Albany, il restera moins d'une trentaine de salariés. Mais uniquement dans la relation-clients. La production, elle, risque d'être à jamais arrêtée le 18 décembre.