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Semaine des primeurs de Bordeaux : « La meilleure affaire de la décennie »

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Par , France Bleu Gironde

Prévue en avril et annulée, la présentation du millésime 2019 se déroule durant tout le mois de juin et en petit comité. Même si les grandes marques du vignoble ont toujours la cote, les tarifs sont à la baisse. Interview avec Ronan Laborde, président de l’Union des Grands Crus de Bordeaux.

Pour les amateurs qui en ont les moyens, le millésime 2019 risque d'être intéressant.
Pour les amateurs qui en ont les moyens, le millésime 2019 risque d'être intéressant. © Maxppp - Maxppp

France Bleu : vous avez donc lancé cette semaine particulière jeudi dernier au Grand Théâtre de Bordeaux ?

Ronan Laborde : Cette année, ce n’est plus une semaine mais un mois de primeurs en plusieurs étapes. Deux journées de dégustation (ndlr : les 4 et 5 juin) qui s’adressaient aux clients de la place de Bordeaux, les négociants et les courtiers. On avait sept sessions avec à chaque fois entre six et huit invités servis par deux personnes dans des salles assez spacieuses. Un cadre assez intimiste, les personnes étant triées sur le volet et des conditions sanitaires assez draconiennes. Les gens entraient masqués et sur invitation, ils se désinfectaient les mains, on leur fournissait un crachoir et des verres individuels avec interdiction de toucher les bouteilles. Il y avait 140 grands crus proposés à la dégustation, de 9h30 à 20h30. On a accueilli 448 personnes.

Pour fixer un prix, il faut également que les conditions économiques et la confiance soient présentes. Actuellement c’est un peu incertain, fragile et tout ça tire les prix à la baisse.

La prochaine étape c’est de faire goûter le millésime en dehors de la Gironde ?

Le programme est innovant parce que les gens ne peuvent pas voyager et que nous ne pouvons pas voyager. Les gens sont face à la bouteille et ont accès sur nos plateformes numériques à des présentations digitalisées par les producteurs. D’ici fin juin, huit métropoles vont accueillir ce type d’événements. En commençant par Paris, Zürich, Francfort, Bruxelles, quelques villes en Asie notamment Shanghai, Hong-Kong, Tokyo et Singapour. Et dans les deux pays les moins avancés dans le déconfinement, l’Angleterre et les Etats-Unis, on envoie des sets de dégustation aux principaux importateurs et distributeurs.

Parallèlement, les châteaux organisent leurs propres dégustations ?

C’est ce qui se passe bien sûr. A Pomerol, dans mon domaine du château Clinet, on reçoit depuis quelques semaines quelques visiteurs dans notre grande salle de dégustation. Cette semaine des primeurs va s’étendre sur une durée un petit peu plus longue. Et certainement que les gens, lorsque ils pourront voyager et venir de l’étranger, seront heureux de venir au plus près du vignoble pour découvrir ou redécouvrir ce millésime 2019.

Le prestigieux château Pontet-Canet a annoncé des prix en baisse de 30 %
Le prestigieux château Pontet-Canet a annoncé des prix en baisse de 30 % © AFP - Patrick Bernard

Côté tarifs, la tendance est à la baisse et de quel ordre ?

C’est difficile d’être précis parce que la campagne a démarré il y a quelques jours. Pour l’instant la tendance est déflationniste, ce qui ne nous surprend pas. Ce qui est un peu regrettable c’est que la qualité du millésime est superbe. Elle est en train d’être consacrée par nos distributeurs et la critique qui reconnaît que c’est un très grand millésime. Mais vous savez que pour fixer un prix, il faut également que les conditions économiques et la confiance soient présentes. Actuellement c’est un peu incertain, fragile et tout ça tire les prix à la baisse donc on s’oriente certainement vers la meilleure affaire de la décennie avec ce millésime 2019 en primeur.

Je crois qu’aujourd’hui on a surtout envie que ce millésime soit acheté, bu et qu’il ne laisse pas un goût amer donc les prix sont un petit peu sacrifiés pour les rendre tout à fait accessibles.

Bonne nouvelle pour les consommateurs, moins bonne pour vous ?

Les producteurs sont parfaitement conscients de cette réalité. Ils ont déjà fait des sacrifices pendant le confinement. Je crois qu’aujourd’hui on a surtout envie que ce millésime soit acheté, bu et qu’il ne laisse pas un goût amer donc les prix sont un petit peu sacrifiés pour les rendre tout à fait accessibles et pour qu’ils ne rognent pas le pouvoir d’achat de nos consommateurs.

Diriez-vous que c’est un moindre mal ?

Bien sûr. Nous on s’adapte aux circonstances. Notre semaine des primeurs aurait dû se dérouler début avril. Malgré ce phénomène que notre génération n’avait pas connu, on a su se réadapter assez vite dès que les conditions ont pu être réunies pour que les gens se rassemblent, dégustent et mettent en vente dès à présent. Ce millésime mérite d’être présenté, méritera d’être dégusté et il fera plaisir à nos consommateurs, j’en suis sûr.

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