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Économie – Social

Senneçay : des bénévoles remplacent les contrats aidés à la cantine

lundi 4 septembre 2017 à 16:39 Par Michel Benoît, France Bleu Berry et France Bleu

A Senneçay, près de Bourges (Cher), ce sont les parents qui s'occupent de la cantine. Le maire, comme beaucoup d'autres, a appris il y a quelques jours seulement que les deux contrats aidés sur lesquels il comptait pour la rentrée étaient suspendus. Il a donc lancé un appel au bénévolat des parents,

Deux parents bénévoles ont encadré les enfants à la cantine de Senneçay. Le maire met en place un planning de bénévoles chaque jour, mais combien de temps cela pourra t-il tenir ?
Deux parents bénévoles ont encadré les enfants à la cantine de Senneçay. Le maire met en place un planning de bénévoles chaque jour, mais combien de temps cela pourra t-il tenir ? © Radio France - Michel Benoit

Senneçay, France

Si les élèves mangent avec appétit en ce jour de rentrée à la cantine de Senneçay (Cher), le maire s'est étranglé le 18 août quand il a appris la mauvaise nouvelle : les deux contrats aidés sur lesquels il comptait pour la rentrée, étaient suspendus. Chaque jour, Gérard Rouzeau bâtit donc un planning de bénévoles : "La cantine, c'est le gros morceau. On a une quarantaine d'élèves à faire manger. mais il y a aussi la garderie du matin, celle du soir et les nouvelles activités périscolaires puisqu'on a gardé la semaine de quatre jours et demi pour l'instant."

Le Maire de Senneçay, Gérard Rouzeau, met aussi la main à la pâte. - Radio France
Le Maire de Senneçay, Gérard Rouzeau, met aussi la main à la pâte. © Radio France - Michel Benoit

Six ou sept bénévoles sont nécessaires chaque jour. Thierry, un parent d'élève s'est donc porté volontaire : " Je peux me faire remplacer au boulot le midi par des collègues, mais ça ne pourra pas durer ! Et je ne veux pas qu'on en arrive à fermer notre école parce qu'on n'aura personne pour encadrer les élèves le midi ou à la garderie !".

Recruter deux personnes coûterait 35.000 euros par an. De l'argent qui n'est pas budgété cette année, prévient le maire : "On a été informé de la suspension de ces contrats aidés par un simple coup de fil de Pôle Emploi. Comment voulez-vous qu'on trouve une solution de remplacement quinze jours avant la rentrée ? A Paris, ils croient tous qu'li n'y a que des grandes villes avec des moyens infinis, et nous, on trinque dans les petits villages".

Emmanuelle, une maman, se demande comment Senneçay pourrait bien faire face. "J'ai donné un coup de main aujourd'hui parce que j'avais posé ma journée pour la rentrée des classes, mais demain, je ne pourrai pas revenir. Je travaille à Bourges et j'ai vingt-cinq minutes de route pour revenir. c'est impossible d'être à midi à la cantine pour encadrer les élèves !" . Des conseillers municipaux se dévouent aussi. Le maire réfléchit déjà au budget de l'année prochaine : "De toute façon, les emplois aidés, il faudra qu'on fasse une croix dessus à terme. Dans ce cas, il faudra qu'on renonce à certains investissements. Peut-être le tracteur de l'employé municipal qu'on devait changer". A moins que le député, élu de la République En marche, ne débloque la situation. Loïc Kervran. Le député que nous avons eu au téléphone explique qu'il n'y a que très peu de marges de manoeuvre. "Certains contrats aidés pourront peut-être être financés mais dans des domaine bien prioritaires comme l'aide aux personnes handicapées. Ces contrats aidés n'ont pas vocation à financer des emplois pérennes" explique Loïc Kervran qui estime que le système a été dévoyé au fil des années. "Les élus savaient depuis l'année dernière que le nombre de contrats aidés allaient diminuer, et auraient dû anticiper cette baisse".