Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

SFR veut supprimer le tiers de son effectif soit 5.000 postes entre 2017 et 2019

mercredi 27 juillet 2016 à 17:01 - Mis à jour le mercredi 3 août 2016 à 11:44 Par Marina Cabiten et Laurine Benjebria, France Bleu

Direction et syndicats de SFR ont été reçus au ministère du Travail ce mardi pour revenir sur la coupe drastique de 5.000 postes. La direction de SFR avait annoncé le 27 juillet aux organisations syndicales qu'elle prévoyait de réduire d'un tiers ses effectifs d'ici 2019, sans licenciements secs.

© Maxppp -

La tension sociale est montée au sein de l'opérateur de télécoms. Après l'annonce mercredi dernier du plan de départ d'un tiers des effectifs, l'Etat s'est emparé du dossier. Au menu de ce dossier brûlant, la suppression de postes et le respect des engagements du financier Patrick Drahi. Les syndicats, puis la direction ont été reçus ce mardi par la ministre du Travail, Myriam El Khomri. Des discussions vivement critiquées par les syndicats.

Lors du rachat de SFR par Altice  en 2014, Patrick Drahi avait assuré aux employés qu'il préserverait les emplois jusqu'au 1er juillet 2017.

"Il n'y aura aucune suppression d'emploi sous quelque forme que ce soit. Je me suis même engagé auprès de vous à recruter des ingénieurs commerciaux pour le marché des entreprises, que nous souhaitons fortement développer"
- Patrick Drahi aux anciens ministres Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin.

Finalement, le 27 juillet 2016, l'annonce est tombée comme un couperet pour le personnel de SFR : la suppression de près de 5.000 emplois à compter du 30 juin 2017. Il s'agit de départs volontaires et non de licenciements secs ont indiqué les représentants des syndicats Unsa.

"La direction a accepté que, jusqu'en 2019, il n'y ait aucun licenciement sec, pas de plan social pur, tout est basé sur le volontariat"
-  Abdelkader Choukrane, Unsa

Selon le PDG de SFR, Michel Combes, ce plan de restructuration qui coûtera près de 800 millions d'euros permettra d'économiser plus de 400 millions d'euros par an.

LIRE AUSSI : Vivendi vend SFR à Numericable.

2,5 mois de salaire par année d'ancienneté pour indemnité de départ

Les discussions sont en cours entre les syndicats et la direction. SFR Group a par ailleurs proposé aux syndicats ce lundi soir des indemnités pour son plan de départs volontaires, correspondant à 2,5 mois de salaire brut en moyenne par année d'ancienneté.

Pour l'instant les modalités et le calendrier de ce plan social sont encore inconnues. La compagnie a annoncé ce mardi inscrire plusieurs centaines de millions d'euros de provisions réparties sur ses comptes de 2016 et 2017 pour financer son plan de réduction des effectifs. A la sortie de leur réunion avec la ministre du Travail, les représentants des syndicats Unsa ont pour leur part rappelé qu'ils n'avaient pas signé cette proposition de départs volontaires. Le plan social présenté par la compagnie serait calqué sur le plan de départs volontaires qui fut mis en oeuvre en 2013 selon les syndicats.

Des discussions vivement critiquées par les syndicats

Les syndicats dénoncent cette proposition de départs volontaires, y voyant un "plan social déguisé", selon Frédéric Retourney, représentant de la CGT-FAPT. A la suite des rencontres entre le ministère du Travail, la direction de SFR et les syndicats, la CFE-CGC a tenu à souligner "l'impuissance" du gouvernement dans un communiqué.

"Quand on annonce 5.000 suppressions alors qu'il y a 14.300 salariés dans l'entreprise, je ne vois pas comment on peut parler de départs volontaires"
- Frédéric Retourney, CGT-FAPT

Le syndicat CFE-CGT propose pour sa part le conditionnement de "l'octroi des licences aux opérateurs au maintien des emplois sur le sol français". Les discussions continuent sur ce dossier brûlant entre le gouvernement et la direction de SFR afin de trouver un compromis.