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"Si l'on doit se prendre un PV, tant pis" : des Alsaciens prêts à soutenir les restaurateurs qui ouvrent

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

C'est un mouvement de colère. Certains restaurateurs ont décidé de lancer le "mouvement du 1er février" : ils ouvriront leur restaurant aujourd'hui, quelles que soient les annonces gouvernementales. Et en Alsace, des clients comptent les soutenir.

C'est presque devenu un lointain souvenir : les couverts qui s'entrechoquent, le brouhaha de la salle, les odeurs de cuisine...
C'est presque devenu un lointain souvenir : les couverts qui s'entrechoquent, le brouhaha de la salle, les odeurs de cuisine... © Radio France - NEIL HALL

C'est un patron de restaurant du Doubs qui a lancé l'idée : quoiqu'il arrive, il rouvrira le 1er février. Depuis, plusieurs restaurateurs en colère ont rejoint le mouvement, comme ce restaurateur de Nice qui a été placé en garde à vue. En Alsace, certains pourraient aussi ouvrir, et plusieurs clients les soutiennent. Et ceux qui n'ouvrent pas manifestent à Munster ce lundi, place du marché, à midi.

C'est presque devenu un lointain souvenir : les couverts qui s'entrechoquent, le brouhaha de la salle, les odeurs de cuisine... Bref le restaurant comme dans le monde d'avant. C'est ce que prévoit de retrouver Lucie, avec 4 autres amis : "C'est une tentative pour eux de sauver leurs commerces, mais c'est aussi un moyen de _sauver les libertés individuelles_, et la vie plus généralement. Donc on est un groupe de 5, on ira au restaurant. Et si l'on doit se prendre un PV, tant pis!"

"On peut se serrer dans le métro, mais pas aller au restaurant"

Lucie n'est pourtant pas une radicale. Jusqu'à présent elle avait respecté les mesures de prudence. Mais là s'en est trop. Elle appelle à la désobéissance civile : "Les mesures ne sont pas cohérentes : quand je vois comment on peut se serrer dans le métro ou le tramway, je ne comprends pas pourquoi on ne pourrait pas aller au restaurant. Le gouvernement a profité de cette crise pour nous enlever des libertés publiques, il faut réagir", estime cette femme qui travaille dans le domaine juridique. "Et cela ne veut pas dire oublier les gestes barrières : nous allons faire comme cet été, mettre notre masque quand on se déplace, se laver les mains, etc.".

Et quand on pointe les risques de contaminations au bar ou au restaurant, Lucie répond : "Je suis une grande fille, je peux peser le pour et le contre et décider de prendre le risque".  

A chacun de peser les risques, mais il faut avoir le choix, estime Lucie. En revanche, pas sûr qu'elle ait le choix du restaurant. Ils seront très peu à ouvrir ce lundi.

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