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Brexit - Pêche : "Si on n'a plus accès aux eaux de Jersey, on va vite se retrouver avec les huissiers"

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Par , France Bleu Cotentin, France Bleu

Quatre mois après le Brexit, la situation n'est toujours pas clarifiée pour les pêcheurs manchois. Le Brexit a rendu caduque le Traité de la Baie de Granville, et pour aller pêcher dans les eaux territoriales anglaises, fin juin, il faudra un permis que beaucoup n'ont toujours pas.

Sans licence pour travailler dans les eaux anglaises, fin juin, il faudra rester à quai pour de nombreux bateaux manchois
Sans licence pour travailler dans les eaux anglaises, fin juin, il faudra rester à quai pour de nombreux bateaux manchois © Radio France - Jacqueline FARDEL

Quatre mois après le Brexit, la situation n'est toujours pas clarifiée pour les pêcheurs manchois. Le Brexit a rendu caduque le Traité de la Baie de Granville qui régissait les relations avec les îles anglo-normandes de Jersey et de Guernesey, une zone de pêche traditionnelle pour plus de 360 bateaux de la zone. Aujourd'hui ce sont Londres et Bruxelles qui négocient et décident.

Pour aller pêcher dans les eaux territoriales anglaises, il faudra un permis. La période de transition se termine fin avril pour les bateaux de plus de 12 mètres, et il y a une tolérance jusqu'à fin juin pour les plus petits bateaux.

Prouver qu'on a déjà travaillé dans les eaux anglaises

Et à Jersey, fin juin, les licences seront soumis aux antécédents de pêche sur l'île et conditionnées aux données de captures en matière de durabilité.

Pour obtenir la licence, il faut par exemple prouver que le bateau exerçait dans la zone britannique avant l'accord. Et ce n'est pas du tout évident, surtout pour les petits bateaux comme celui de Gilles Muzard, pêcheur à Barneville-Carteret, sur la cote ouest de la Manche. Il a tenté de démontrer qu'il avait tout le temps travailler en zone anglaise. Maintenant il attend. Et redoute le couperet de la fin juin. " Fin juin, si on ne peut plus aller dans les eaux de Jersey, alors qu'on y passe la journée entière, j'imagine qu'on aura très vite les huissiers devant la porte, parce que sans activité, on ne pourra plus payer grand chose. "

J'imagine qu'on aura très vite les huissiers devant la porte, parce que sans activité, on ne pourra plus payer grand chose.

Le ton monte à Jersey

Sans licence, il faudra rester à quai. Alors que les négociations se déroulent dans une situation tendue : à Jersey, le ministre de l’Environnement John Young a proposé de fermer certains secteurs, accusant les Français de surpêche.  La proposition de loi sera discutée le 8 juin. " Il y a des posture politiques sur l'île, estime Dimitri Rogoff, le président du comité régional des pêches de Normandie, _chacun va dans la surenchère. Mais ce sont des gens avec qui on travaille depuis longtemps,  il va falloir retrouver une paix_. Qu'il y ait des tensions c'est normal, ça ne nous inquiète pas plus que ça."

Les semaines qui viennent seront donc décisives pour les pêcheurs manchois. Au delà des iles anglo-normandes, il reste la question des permis d'accès dans les eaux britanniques, dans la zone des 6-12 milles marins :  87 bateaux français ont jusqu'ici été autorisés à œuvrer dans cette zone.Certains bateaux , comme des hauturiers cherbourgeois, restent pour l'instant sur le carreau.

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