Économie – Social

Siemens va supprimer une centaine de postes, essentiellement à Grenoble

Par Denis Souilla, France Bleu Isère mardi 11 octobre 2016 à 13:34

Siemens, à Grenoble
Siemens, à Grenoble © Maxppp - Maxppp

Le groupe industriel allemand Siemens a annoncé mardi la suppression d'une centaine de postes, essentiellement à Grenoble, dans le cadre d'un plan de réorganisation de sa branche Energy management (EM), selon la direction et des syndicats.

Siemens a annoncé la suppression d'une centaine de postes, essentiellement à Grenoble, dans le cadre d'un plan de réorganisation de sa branche Energy management (EM), selon la direction et des syndicats du groupe industriel allemand. Un comité central d'entreprise devait se réunir mardi matin à Paris pour enclencher la procédure du plan de sauvegarde de l'emploi. Le groupe prévoit de supprimer 106 postes et d'en créer 27 nouveaux, a-t-il précisé à l'AFP, parlant de "79 suppressions de postes net".

410 employés à Grenoble

Siemens Energy Management compte 410 employés à Grenoble, sur 460 en tout, et propose des solutions pour les infrastructures électriques à ses clients. "Certaines activités fonctionnent très bien, mais d'autres sont en situation de sous-charge chronique ou connaissent des difficultés financières", explique Ludovic Vallon, responsable de l'établissement Siemens de Grenoble.

Le quatrième plan social sur le site grenoblois

L'activité projet a notamment souffert ces dernières années de la baisse des commandes venues d'Afrique du Nord, en raison de la chute des cours du pétrole et de l'instabilité politique de la région, précise Ludovic Vallon, responsable de l'établissement Siemens de Grenoble.

"On a du boulot, on a des commandes"
— Stéphane Collomb, secrétaire CFDT du comité d'entreprise de Siemens Energy Management

"On est prêt à se mettre autour d'une table pour négocier avec la direction, mais pas dans le cadre d'un plan social", a rétorqué Stéphane Collomb, secrétaire CFDT du comité d'entreprise de Siemens Energy Managemen, parlant d'un "plan pas justifié économiquement". "On a du mal à comprendre la stratégie, si ce n'est de démanteler le site de Grenoble", a-t-il ajouté. C'est le quatrième plan social depuis 2008 à Grenoble, selon le syndicaliste, qui évoque "plus de 350 suppressions de postes" en huit ans.

"Notre objectif, c'est de privilégier le dialogue avec les partenaires sociaux et de minimiser le nombre de départs subis", a assuré Ludovic Vallon, responsable de l'établissement Siemens de Grenoble. Il a affirmé que le groupe entendait confirmer son ancrage à Grenoble notamment via une réorientation de l'activité recherche et développement.

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