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Économie – Social

Signature à Londres d'un accord pour l'implantation d'hydroliennes dans le Raz Blanchard

jeudi 22 novembre 2018 à 11:33 Par Philippe Thomas, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Cotentin et France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

La filière hydrolienne est bel et bien relancée dans le Cotentin. Un accord de coopération entre la Normandie et la société écossaise Atlantis vient d'être signé à Londres. Il reprend ainsi le projet abandonné par Naval Group et présenté le mois dernier à Cherbourg.

Le président de Région Hervé Morin et le PDG de la société Atlantis Tim Cornelius
Le président de Région Hervé Morin et le PDG de la société Atlantis Tim Cornelius © Radio France - Philippe Thomas

Normandie, France

La signature de l'accord s'est déroulée dans les luxueux salon de la Résidence de France à Londres avec d'entrée de jeu une mise au point de la part d'Hervé Morin : "ce n'est pas un coup de comm' ou une opération de la dernière chance mais bel et bien un projet majeur" a tenu à préciser le président de Région. L'abandon du projet par Engie et Edf cet été avait en effet jeté un léger froid sur ce dossier.

Tout devrait désormais aller très vite à en croire Tim Cornelius, PDG de Simec Atlantis Energy (déjà venu présenter le projet à Cherbourg) dans ce dossier où la Région et la société écossaise ont monté une joint venture - une entité commune, si vous préférez - pour lancer le projet : "La construction va commencer dès l'an prochain avec la mise en service d'ici 2021 de dix turbines produisant vingt mégawatts" confirme l'entrepreneur. Chaque turbine mesure à elle seule 25 mètres de haut pour un poids de 1500 tonnes. Et ce n'est qu'un début : si les financements suivent - d'autres partenaires seraient déjà sur les rangs - le parc devrait être dix fois plus important avec environ 200 hydroliennes d'ici 2023. L'électricité devrait alors être revendu 70 euros le mégawatt contre 125 euros en moyenne pour les éoliennes offshores. Un site d'assemblage devrait aussi voir le jour du côté de Cherbourg ou du Havre après un projet rapidement abandonné par un concurrent cet été.

La Normandie a la plus grande ressource marémotrice au monde

A terme, le parc d'hydroliennes devrait s'étendre d'Aurigny au Raz Blanchard. "La Normandie a la plus grande ressource marémotrice au monde" salue le patron d'Atlantis. Il reste encore un obstacle de taille : convaincre l'Etat, qui croit peu à ce type d'énergie, de ne pas mettre dans bâtons dans les pâles de ces nouvelles hydroliennes. En effet, Engie possède toujours la concession et ne souhaiterait pas la concéder gratuitement, malgré l'abandon du projet. Du côté de la Région, on rappelle qu'aucune aide n'est demandée à l'Etat avec la volonté de boucler le dossier rapidement pour débloquer la situation.