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Économie – Social

Siplan, la PME catalane leader dans la signalétique, fête ses 50 ans

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Par , France Bleu Roussillon

Les plans d'évacuation dans les hôtels ou musées, les sorties de secours, les indications d'alarme incendie : la majorité de ces panneaux sont fabriqués dans une PME près de Perpignan. L'entreprise Siplan fête ses 50 ans cette année.

L'entreprise Siplan basée à Cabestany fabrique la majorité des panneaux de signalétique intérieure en France
L'entreprise Siplan basée à Cabestany fabrique la majorité des panneaux de signalétique intérieure en France © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Cabestany, France

Elle n'a cessé de grignoter le marché français avec ses 28 salariés entre Cabestany et Paris : l'entreprise de signalétique intérieure Siplan fête ses 50 ans. Avec 40.000 plans d'évacuation imprimés chaque année et des centaines de milliers de pancartes de sécurité, elle possède 40% de parts de marché en France. 

Cet été, la PME s'est offert une nouvelle vitrine : c'est désormais elle qui va installer les indications de sécurité dans les coursives du musée du Louvre à Paris : des kilomètres de couloirs par lesquels circulent les équipes du musée et les œuvres. "C'est une fierté, ça donne du sens à ce qu'on fait, se réjouit Jean-Baptiste Torres, le directeur. On sauve des vies et on protège notre patrimoine !"

Un demi-siècle de croissance

L'entreprise naît en 1969 à Paris avant d'arriver à Perpignan dans les années 1980. "À l'époque, il n'y avait aucune réglementation sur les plans d'évacuation ou d'intervention pour les pompiers dans les bâtiments", explique Jean-Baptiste Torres, fils du créateur de Siplan. Les premiers décrets les rendant obligatoires ont été publiés en 1973.

Il y a dix ans, la PME fournissait entre 200 et 250 clients : désormais, ils sont plus de 1.400 dans toute la France. La société , qui a investi dans trois machines pour améliorer sa productivité, pourrait se développer si cette croissance se poursuit : "plus on gagne des parts de marché, plus on peut recruter. On peut tripler les effectifs si la demande suit côté clients", explique le directeur.

C'est sur cette machine que sont imprimés les plans d'évacuation avant d'être plastifiés et découpés - Radio France
C'est sur cette machine que sont imprimés les plans d'évacuation avant d'être plastifiés et découpés © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Depuis 2015, l'usine de Cabestany fait office de siège de l'entreprise. "J'aurais pu aller à Paris stratégiquement, mais ça a été un choix personnel : je suis catalan, lance le dirigeant. Quand il a fallu restructurer le groupe, la question ne s'est pas posée, d'autant qu'un rapport sur le taux de chômage dans le département venait de sortir : je savais qu'il y aurait des gens à recruter, on est passé de 7 à 14".

S'adapter aux normes

Pour ces équipements de sécurité, le moindre détail est codifié. "On est sur un métier qui est 100% normatif. On a très peu de place pour le design et le graphisme, indique Jean-Baptiste Torres. 

Sur les plans, les épaisseurs de traits, les couleurs, les consignes de sécurité... Tout est réglementé.

15 dessinateurs réalisent sur ordinateur les plans d'évacuation de 30.000 bâtiments par an. "On a une base de pictogrammes qu'on insère à la main aux endroits indiqués par ceux qui ont fait les relevés sur place, explique une des dessinatrices, Angélique Lozano. Les déclencheurs d'alarme incendie, les portes coupe-feu, tout est indiqué avec un visuel précis"

Chaque pictogramme est placé manuellement sur le plan - Radio France
Chaque pictogramme est placé manuellement sur le plan © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Quand la réglementation évolue, cela peut donc représenter des pertes financières considérables pour l'entreprise. En 2015, le "référentiel pictogrammique", c'est-à-dire les critères visuels des panneaux de signalétique, a changé. "On a beau avoir anticipé, on a jeté entre 40.000 et 60.000 plaques qui nous restaient en stock", indique Jean-Baptiste Torres.

370.000 plaques en stock

"On a environ 2.500 références de plaques de sécurité : panneaux de danger, de locaux électriques, éléments de sécurité incendie, explique le dirigeant. Ça représente plus de 370.000 plaques de stock permanent". Un logiciel permet d'alerter automatiquement la partie production de l'usine quand il devient trop faible. 

Par référence, on produit les panneaux de signalétique par lots de 3.000 à 5.000 exemplaires.

80% des clients de l'entreprise ne sont pas les établissements ayant directement besoin des éléments de signalétique, mais les revendeurs qui les leur fournissent. Les commandes se font donc par 200 à 1.000 exemplaires "pour plus de flexibilité". Produire en grande quantité permet aussi de faire baisser les coûts explique le directeur de Siplan. 

Chaque pictogrammes est fabriqué en grande quantité - Radio France
Chaque pictogrammes est fabriqué en grande quantité © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Devenir plus écolo

Un des défis majeurs pour l'avenir de l'entreprise réside dans la réduction du plastique. C'est la matière principale des panneaux de signalétique, sans compter qu'ils doivent être en prime plastifiés de façon à être ignifugés : 25 tonnes de PVC sont utilisées chaque année par Siplan. 

La PME a déjà pris des mesures pour limiter son impact environnemental, avec un label "Imprim'Vert". "On a une réduction du papier, et toutes les machines que nous avons pour imprimer fonctionnent avec des encres sans solvants", indique Jean-Baptiste Torres. Toutes les chutes de PVC sont aussi recyclées.

L'entreprise commence aussi à proposer de faire ses plans et panneaux sur des matières alternatives, comme des algues séchées et compactées pour former un support rigide. Problème : "ça a un coût, et _tous nos clients ne sont pas prêts à payer plus cher_, indique le patron de Siplan. Les seuls enseignes qui acceptent, ce sont les magasins déjà sensibles aux questions d'environnement".

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