Économie – Social

Situation critique pour la Redoute

Par Nathalie Delpeyrat, France Bleu samedi 22 mars 2014 à 9:12 Mis à jour le samedi 22 mars 2014 à 13:00

Siège de la Redoute à Roubaix
Siège de la Redoute à Roubaix © Sébastien Jarry - MaxPPP

Les salariés de la Redoute vont passer le week-end la boule au ventre : vendredi les trois quarts des syndicats ont finalement refusé l'accord sur le plan social, 1.200 départs prévus sur 3.500 salariés en tout, dont une grande partie à Roubaix et Wattrelos. Le dossier est désormais dans les mains du tribunal de commerce de Lille, au terme d'une journée mouvementée devant le siège de l'entreprise.

La direction de La Redoute a remis hier le sort de l'entreprise entre les mains du tribunal de commerce après un nouveau refus de trois syndicats de signer le protocole d'accord sur le plan social, une position qui divise les salariés.Les futurs repreneurs de La Redoute avaient demandé aux syndicats de signer le protocole avant jeudi puis leur avaient lancé un nouvel ultimatum, jusqu'à vendredi 14h. A défaut, ils promettaient de saisir le tribunal decommerce. Malgré tout, les syndicats CGT, SUD et CFDT ont refusé de signer et la direction s'en est donc remise au tribunal de commerce.

La direction s'en remet au tribunal de commerce

Le groupe Kering (ex-PPR) a engagé la cession de La Redoute à Nathalie Balla et Eric Courteille, respectivement PDG de La Redoute et secrétaire général de sa maison mère Redcats, pour se recentrer sur le luxe. Ces derniers ont annoncé le 9 janvier la suppression de 1.178 des 3.437 postes de La Redoute.Kering s'était engagé à contribuer à hauteur de 315 millions d'euros à la "transformation économique et industrielle" de l'entreprise et à financer en plus "les mesures sociales garanties" par l'intermédiaire d'une fiducie, dans laquelle il verserait 200 millions d'euros, dont 180 millions pour La Redoute et 20 millions pour sa filiale Relais Colis.Le protocole d'accord de la direction sur les mesures d'accompagnement social prévoit notamment 20.000 euros de plancher pour les indemnités de départs volontaires et 750 à 1.200 euros par année d'ancienneté, en fonction des cas: ces propositions sont jugées insuffisantes par la plupart des syndicats.

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