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Situation de blocage à la Redoute : les repreneurs en appellent à la responsabilité

Par Pascale Thiebold, France Bleu Nord mardi 11 mars 2014 à 8:15

Eric Courteille et Nathalie Balla, les deux repreneurs associes de La Redoute
Eric Courteille et Nathalie Balla, les deux repreneurs associes de La Redoute © Hubert Van Maele - MaxPPP

La dernière réunion de négociations sur le plan de départ de quelque 1200 salariés d'ici quatre ans ne s'est pas tenue comme prévu le lundi 10 mars. Les repreneurs, Nathalie Balla et Eric Courteille refusent de reprendre le dialogue tant que le site de la Martinoire à Wattrelos sera bloqué.

La Redoute va être cédée à deux repreneurs par le groupe Kering, un changement de main qui passe par la suppression de 1178 postes. Lundi, une ultime réunion de négociation était annoncée à Roubaix entre syndicats et direction pour fixer les conditions de départs.Mais la réunion n'a pas eu lieu. La direction refuse de négocier tant que le site industriel de la Martinoire est bloqué par les salariés.

« Nous pensons que les conditions ne sont pas réunies pour parler sereinement avec les syndicats afin de finaliser les mesures sociales d'accompagnement des départs liés à notre projet » , explique Eric Courteille, l'un des deux repreneurs. « La Redoute est une entreprise de distribution. Si les colis ne sortent pas, il est difficile pour l'entreprise d'exister » .

« Nous pensons que nous avons abouti à de très bonnes mesures pour les collaborateurs concernés et nous souhaitons poursuivre le dialogue social à condition que le blocage soit levé » , ajoute Nathalie Balla.

« Tous les moyens sont réunis pour réussir »

En 2014, il n'y aura aucun licenciement, assurent les deux repreneurs qui ont proposé une pré-retraite à 55 ans aux employés et agents de maîtrise du centre logistique et la relation client. Ce qui couvre plus de la moitié des départs prévus sur les quatre prochaines années.

Sur le plan des départs volontaires, il y a une indemnité plancher, à laquelle s'ajoute une prime d'anciennement, un congé de reclassement, des primes pour des formations.

« Nous considérons que tous les moyens sont réunis pour réussir. Nous avons un projet, une équipe, un financement pour assurer la modernisation de l'entreprise », précise Eric Courteille qui rappelle que le groupe Kering consacre 315 millions d'euros pour ceux qui restent et vont participer à la transformation de la Redoute. « Le temps joue contre nous, il est temps d'aboutir » .

L'invité de France Bleu Nord

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