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Sivens : une centaine d'agriculteurs bloque le site du projet de barrage

Par Marina Cabiten, France Bleu lundi 2 mars 2015 à 11:31

Le site du projet de barrage de Sivens - illustration
Le site du projet de barrage de Sivens - illustration © MaxPPP

Près d'une centaine d'agriculteurs de la FNSEA étaient rassemblés lundi matin devant les deux accès du site du projet de barrage controversé de Sivens dans le cadre d'une opération de blocage.

Ce sont deux groupes, chacun comprenant une cinquantaine d'adhérents du syndicat agricole FNSEA, qui bloquaient lundi matin les deux accès au site du projet de barrage controversé de Sivens. Ils s'opposent aux "zadistes", ces militants écologistes qui occupent le site depuis plus d'un an. Les forces de l'ordre sont déployées pour éviter des débordements. 

Une longue semaine en perspective

Les agriculteurs veulent que le blocus soit permanent jusqu'à la réunion du Conseil général du Tarn qui examinera vendredi les projets alternatifs au barrage initialement prévu. Ils réclament l'évacuation immédiate des occupants du site, conformément à des décisions de justice prises en février. Les agriculteurs du Tarn et du Tarn-et-Garonne ont reçu lundi le renfort des adhérents de la FDSEA de l'Aveyron et comptent sur ceux des autres départements de Midi-Pyrénées pour se relayer.   

Les forces de gendarmerie ont mis en place un dispositif pour éviter tout contact entre les deux camps . Quelques dizaines de zadistes sont retranchés à plusieurs centaines de mètres derrière de petites barricades. Aucun incident n'était relevé lundi matin.    

Exaspération des agriculteurs

La tension était vive pendant le week-end, les probarrage ayant à plusieurs reprises démonté une barricade des zadistes que ceux-ci remontaient la nuit. Quelques coups de poing ont volé conduisant les gendarmes à renforcer leur dispositif sur le site où le jeune écologiste Rémi Fraisse est mort le 26 octobre dernier, tué par l'explosion d'une grenade offensive des gendarmes.   

Le collectif écologiste pour la sauvegarde de la zone humide du Testet a estimé récemment avec France Nature Environnement et la Confédération paysanne qu'il était "urgent de ne pas se précipiter" . La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a au contraire réaffirmé la semaine passée qu'elle souhaitait une décision rapide suivie de l'évacuation des occupants. Pour les agriculteurs l'expulsion a déjà trop attendu. "Il y a un sentiment d'exaspération, nous voulons mettre la pression sur l'Etat pour qu'il dégage le site et mette fin à cette zone de non-droit" , a déclaré lundi Roland Legrand, président des Jeunes agriculteurs du Tarn.

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