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Vente de Smart : "On est en droit d'être exigeants avec Daimler", dit la ministre avant sa venue à Hambach

La ministre déléguée à l'Industrie est attendue ce jeudi après-midi en Moselle. Agnès Pannier-Runacher est annoncée à la sous-préfecture avant une visite de l'usine Smart à Hambach. Elle doit y rencontrer les organisations syndicales, inquiètes pour l'avenir des 1.600 salariés du site. Entretien.

Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, est attendue sur le site de l'usine Smart à Hambach ce jeudi 30 juillet en début d'après-midi
Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, est attendue sur le site de l'usine Smart à Hambach ce jeudi 30 juillet en début d'après-midi © Maxppp - Thomas Bregardis

Les syndicats de Smart à Hambach l'attendent de pied ferme. Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée en charge de l'Industrie, est en Moselle ce jeudi 30 juillet. La secrétaire d’État arrive à la sous-préfecture de Sarreguemines peu avant 13h. Avant de se rendre sur le site de l'usine mosellane peu après 14h. Visite et rencontres avec les dirigeants et les syndicats sont au programme de l'après-midi. Il s'agit de prendre un maximum d'informations concernant le projet du seul repreneur annoncé : le Britannique Ineos. La mission consistera surtout à rassurer les organisations syndicales inquiètes pour l'avenir des 1.600 salariés de l'usine et de ses sous-traitants.

Misez-vous uniquement sur Ineos ou cherchez-vous d'autres repreneurs potentiels ?

Agnès Pannier-Runacher : "Il faut à la fois qu'on ait un repreneur qui soit crédible, industriel, capable d'investir, et de s'inscrire dans le long terme. Aujourd'hui, Ineos est capable de remplir ces quatre éléments, peut-être que d'autres pourraient le remplir. Mais moi, ce qui m'importe c'est de m'assurer que ce que nous mettons dans le site, avec Ineos, avec Daimler, avec d'autres peut-être, permettra de donner un travail à l'ensemble des salariés du site. Peut-être qu'Ineos ne suffit pas. Peut-être qu'il faut négocier avec Daimler des contrats additionnels pour mettre de la charge supplémentaire dans l'usine. On est en droit d'être exigeants avec Daimler dès lors que cette usine est l'une des plus efficaces de leur groupe, et dès lors qu'ils ont une responsabilité à l'égard de leurs salariés."

On est en droit d'être exigeants avec Daimler dès lors que cette usine est l'une des plus efficaces de leur groupe, et dès lors qu'ils ont une responsabilité à l'égard de leurs salariés

"Ils ont une responsabilité à l'égard de leurs salariés"

Le fait de mandater une contre-expertise dans ce contexte de mobilisation sociale et politique peut-il faire peur à Ineos ?

Agnès Pannier-Runacher : "Je crois que d'avoir mandaté un cabinet privé pour nous accompagner a donné à Ineos le sentiment que nous agissons de manière professionnelle, et non émotionnelle. L'automobile est un nouveau secteur d'activité pour ce groupe. Et il est important d'instruire de la façon la plus professionnelle possible ce projet, pour donner des informations de qualité aux élus, aux organisations représentatives des salariés et à la sous-traitance. Il faut être dans l'action, pas dans l'opinion, pas dans l'émotion, même si bien entendu, j'adhère et je comprends l'angoisse des salariés du site de Hambach et leurs familles."

"J'adhère et je comprends l'angoisse des salariés du site de Hambach et leurs familles"

Que pensez-vous du projet d'Ineos de produire un véhicule SUV thermique, à la place d'une Smart à la pointe de l'électrique ?

"Ineos ne peut pas envisager d'être durablement positionné sur le marché automobile, s'il n'a pas une offre qui soit beaucoup moins émettrice de carbone. Que l'on produise en 2022 puisque c'est leur intention, un véhicule thermique, ce n'est pas choquant, l'essentiel des véhicules qui seront encore produits en Europe seront des véhicules thermiques. En revanche, il faut que ce véhicule ait un successeur, des petits frères qui soient, soit à hydrogène, soit électriques. Nous sommes prêts à les accompagner en ce sens, mais il faut qu'ils partagent avec nous leur stratégie produit, parce que donner un avenir durable à Hambach, c'est donner un avenir sur des produits à l'empreinte carbone beaucoup plus réduite que celle qui est envisagée dans le projet Ineos."

"Il faut que ce véhicule ait un successeur, des petits frères qui soient, soit à hydrogène, soit électriques"

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